Coronavirus : Des sorties culturelles mais pas de retour à la normale avant l’été 2022, selon Didier Pittet

PANDEMIE L’épidémiologiste, inventeur du gel hydroalcoolique, se veut toutefois optimiste sur les chiffres de l’épidémie en France

20 Minutes avec AFP

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Une structure carnavalesque prend la forme du virus SARS-CoV-2, à Nice.
Une structure carnavalesque prend la forme du virus SARS-CoV-2, à Nice. — SYSPEO/SIPA

L’épidémie du Covid-19 ne sera pas maîtrisée avant l’été 2022, a avancé ce jeudi l’épidémiologiste Didier Pittet, ajoutant toutefois que l'« on retournerait au théâtre » et que l’on retrouverait « d’autres activités sociales » avant cette échéance.

« C’est en été 2022 qu’on pourra réellement faire un véritable bilan de la situation et tout sera beaucoup plus facile », a déclaré sur France Inter le professeur Pittet, inventeur du gel hydroalcoolique et président de la mission indépendante nationale sur l’évaluation de la gestion de la crise Covid-19 en France. « Mais on retournera au théâtre avant et il y aura d’autres activités sociales agréables ».

L’automne ne sera pas « normal »

Les deux prochains mois vont être délicats car « on est encore en hiver et on sait que les virus respiratoires aiment cette période », a-t-il dit. Il y aura « ensuite la campagne de vaccination » et on pourra faire « un premier bilan au début de l’été ». « Mais on va ensuite se propulser vers l’automne et il y aura certainement d’autres variants, peut-être qu’il faudra d’autres vaccins, il faudra encore pouvoir passer un automne qui ne sera pas un automne normal », a poursuivi l’épidémiologiste.

Egalement chef du service de contrôle des infections aux Hôpitaux Universitaires de Genève, Didier Pittet s’est pourtant dit « optimiste » face aux derniers chiffres de l’épidémie en France. « On est dans un plateau stable, relativement élevé avec un nombre de transmissions qui continue à se faire, mais c’est tout de même un plateau », a déclaré le médecin. « On est dans une sorte de vigilance armée, de manière à éviter de devoir payer avec un retour de l’épidémie à des taux plus élevés ».