Vaccination : Des pharmaciens inquiets d’un « retard au démarrage » dans les cabinets médicaux

PANDEMIE Ils pointent du doigt une directive de la Direction générale de la santé, envoyée en fin de semaine dernière à tous les professionnels de santé concernés

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration d'une pharmacie.
Image d'illustration d'une pharmacie. — SYSPEO/SIPA

La vaccination AstraZeneca doit démarrer dès la semaine prochaine dans les cabinets médicaux. Mais les pharmaciens craignent un « retard au démarrage », à cause d’une procédure imposée tardivement par le ministère de la Santé, regrettent-ils dans un communiqué.

La vaccination des personnes de 50 à 64 ans « atteintes de comorbidités » débutera le 25 février. Mais les médecins « volontaires » pour les vacciner dans leurs cabinets doivent se manifester avant mercredi soir auprès de leur pharmacie « de référence » pour recevoir un flacon de 10 doses du vaccin.

Un mail passé inaperçu ?

Une décision tombée vendredi dans un message « DGS-urgent » envoyé aux professionnels concernés. Trop tard, estime Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui déplore une décision prise « à la hussarde » alors que « nous travaillions depuis un mois sur le système d’approvisionnement vaccinal en ville ».

« Le dire le vendredi par un "DGS-urgent"… Comment voulez-vous que tout le monde connaisse le système d’ici mercredi ? On va perdre du temps au démarrage, alors qu’avec les variants, on n’a pas de temps à perdre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Ouvert lundi matin, le portail d’inscription des médecins volontaires avait été utilisé par environ 2.000 pharmacies à midi, a-t-il précisé.

Des doses à ne pas gâcher

Mais pour distribuer les 700.000 doses attendues cette semaine, il faudra enregistrer 70.000 médecins d’ici mercredi 23 heures. Pour l’instant « on est très en dessous » et « si on n’arrive pas à les trouver, on risque de ne pas utiliser les doses », qui resteront « a priori chez les grossistes », a-t-il souligné.

Redoutant ce scénario, Philippe Besset a demandé au gouvernement « d’autoriser au plus vite la vaccination dans les pharmacies », suspendue à un décret « toujours pas paru ». La question pourrait vite devenir brûlante car l’opération est appelée à se répéter la semaine suivante, avec des inscriptions entre le 22 et le 24 février, pour 1,1 million de doses disponibles début mars.