Coronavirus en Guadeloupe : Les participants à un défilé interdit vont être poursuivis

DISTANCIATION La plupart des rassemblements sont interdits sur l’archipel à cause de la crise sanitaire

20 Minutes avec AFP

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Des policiers au Gosier en Guadeloupe, en mars 2020.
Des policiers au Gosier en Guadeloupe, en mars 2020. — Cedrick Isham CALVADOS / AFP

En Guadeloupe, la préfecture a annoncé des poursuites contre les participants à un « déboulé » (défilé) organisé dimanche, entre les Abymes et Pointe-à-Pitre. Ces manifestants se sont retrouvés pour les Jours gras, malgré l’interdiction des rassemblements pour cause de crise sanitaire.

« Plusieurs centaines de personnes », selon les médias locaux, se sont rassemblées pour défiler lors du dimanche gras, en zone pointoise. Dans un communiqué, la préfecture de Guadeloupe dit « déplorer ces comportements irresponsables de la part des organisateurs et des participants qui y ont entraîné de jeunes enfants » et annonce des poursuites à leur encontre. « Sans distanciation ni port du masque, ce défilé est susceptible d’augmenter le nombre de nouvelles contaminations », souligne encore le communiqué.

« Déboulé sauvage » début février

Les festivités carnavalesques de 2021 ont été annulées pour lutter contre la crise sanitaire. Les « déboulés », ces défilés regroupant plusieurs centaines de personnes, sont ainsi interdits, au profit de manifestations organisées en distanciel, en accord avec les différents groupes.

Début février, un « déboulé sauvage » à Morne-à-l’Eau (commune du nord de Grande-Terre) avait abouti, après identification des participants, à une trentaine de contraventions (de 135 euros) dressées pour « violation de l’interdiction de rassemblements de plus de six personnes ». « Même si elles sont contraignantes [ces mesures] visent à briser les chaînes de contamination et à éviter un nouveau rebond de l’épidémie » souligne encore la préfecture.

Le nombre de contaminations augmente en Guadeloupe (103 nouveaux cas positifs entre le 1er et le 7 février) et l’archipel compte désormais plusieurs cas de malades positifs au variant britannique (5 résidents de Guadeloupe positifs au 12 février).