Coronavirus à Perpignan : Pour le maire RN Louis Aliot, « l'interdiction d'ouverture des lieux culturels n'est plus justifiée »

EPIDEMIE La justice doit se prononcer ce lundi après-midi sur sa décision de rouvrir quatre musées municipaux malgré l’interdiction

N.B. avec AFP

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Louis Aliot, devant le tribunal administratif de Montpellier (Archives)
Louis Aliot, devant le tribunal administratif de Montpellier (Archives) — Alain ROBERT/SIPA

Le tribunal administratif de Montpellier (Hérault) doit rendre son délibéré ce lundi après-midi sur la réouverture, malgré l’interdiction, de quatre musées municipaux à Perpignan (Pyrénées-Orientales). C’est la préfecture qui a déposé un recours contre la décision du maire de la capitale catalane, Louis Aliot (RN).

Lors de l’audience, ce lundi matin, le représentant du préfet a notamment mis en avant la situation sanitaire, évoquant « un record d’hospitalisations » (159 cas à Perpignan actuellement). Il a basé sa demande de suspension sur le décret gouvernemental du 29 octobre dernier, qui prévoit « l’interdiction complète d’ouverture des musées ».

L’interdiction « n’est plus justifiée »

De son côté, Louis Aliot a argué qu’il n’avait pas rouvert la quinzaine de lieux culturels de la ville mais « seulement quatre musées » qui dépendent de la municipalité, dont le musée Hyacinthe Rigaud, qui a accueilli environ 2.000 personnes depuis sa réouverture mardi. Il s’est fondé sur « l’amélioration des chiffres et de la situation sanitaire », soulignant que la région Occitanie, le département des Pyrénées-Orientales et Perpignan ne faisaient « pas partie des zones les plus contaminées ».

Dans ce contexte, selon lui, « l’interdiction d’ouverture des lieux culturels n’est plus justifiée » et « les autorités locales et singulièrement la mairie de Perpignan sont à même d’évaluer ce qui est dangereux et ce qui ne l’est pas ».

Louis Aliot a également insisté sur « les mesures de protection sanitaire renforcée » prises par la ville à l’occasion de l’ouverture de ces quatre musées. « Nous avons simplement tenu compte du contexte sanitaire et de nos équipements culturels et des voix qui s’élèvent des milieux culturels et des milieux populaires, de ceux qui veulent avoir accès au monde de l’esprit » et non seulement à ce qui est commercial, a-t-il conclu, assurant que la municipalité n’avait « pas outrepassé » ses droits.