Lyon : Des objets nazis retirés juste avant qu'ils ne soient vendus aux enchères

TRANSACTIONS Informé par un lanceur d’alerte, le CRIF a saisi la justice pour faire suspendre la vente aux enchères, prévue mardi à Lyon

C.G. avec AFP

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Illustration d'une vente aux enchères.
Illustration d'une vente aux enchères. — MARTIN BUREAU / AFP

La vente était programmée pour mardi, le 16 février. Elle a finalement été annulée de justesse, suite à l’intervention du CRIF, conseil représentatif des institutions juives de France. Des objets du IIIe Reich, parmi lesquels des casques de la Luftwaffe, une dague fasciste ou autres ustensiles portant un symbole nazi, qui devaient être vendus aux enchères, ont finalement été retirés. C’est ce qu’a indiqué, à l’aube du week-end, la maison des ventes Bremens Belleville, confirmant une information du Point.

Même si tous les objets proposés ne comportaient pas d’insignes nazis, les vendeurs ont « souhaité retirer l’ensemble de leurs lots allemands », a indiqué l’établissement, chargé d’organiser les enchères.

Lanceur d’alerte

David-Olivier Kaminski, l’avocat du Conseil représentatif des institutions juives de France (informé par un lanceur d’alerte ayant repéré les objets) a indiqué avoir saisi mercredi dernier le parquet de Lyon de l’imminence de cette vente. « Il a été très réactif, s’est félicité l’homme de loi. Et le commissaire-priseur a pris une sage décision en retirant ces objets de la vente. »

« Se pose maintenant la question sur le plan sociétal de savoir si une loi plus claire et plus explicite ne doit pas être adoptée pour ce type de vente d’objets de l’époque nazie », a conclu l’avocat.