Deux-Sèvres : Olivier Véran a remis à titre posthume la légion d’honneur à l’infirmière en psychiatrie, poignardée par un patient

HOMMAGE Le ministre de la Santé a rencontré ce vendredi la famille de l’infirmière de psychiatrie poignardée il y a un an par un patient

20 Minutes avec AFP
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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 28 janvier 2021, à Paris. (illustration)
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 28 janvier 2021, à Paris. (illustration) — Stephane Lemouton-POOL/SIPA
  • Il y a un an une infirmière en psychiatrie de 30 ans était décédée après avoir été poignardée par un patient sur le parking du centre hospitalier de Thouars, dans les Deux-Sèvres.
  • Olivier Véran a rencontré sa famille ce vendredi et lui a attribué la légion d’honneur à titre posthume.
  • Des renforts ont aussi été attribués au service dans lequel travaillait la victime, depuis ce drame.

Hommage posthume. Le ministre de la Santé Olivier Véran s’est rendu brièvement vendredi matin dans les Deux-Sèvres, avant sa visite en Moselle, afin de rencontrer la famille de l’infirmière en psychiatrie tuée il y a un an par un patient, et lui remettre la Légion d’honneur à titre posthume.

Le ministre, dans le cadre d’une visite privée, a rencontré la famille de l’infirmière à Saint-Martin-de-Sanzay, près de Thouars, ainsi qu’une délégation de collègues de la jeune femme présents le jour du drame, et a remis la Légion d’honneur pour services rendus à la nation, a-t-on indiqué de source au sein du personnel hospitalier. Le ministère de la Santé a confirmé à l’AFP la rencontre du ministre avec la famille ainsi que la décoration, sans plus de précisions.

Attaquée sur le parking

Le 13 février 2020, Elodie, infirmière de 30 ans, avait été poignardée sur le parking devant l’unité psychiatrique du Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres à Thouars. Héliportée au CHU de Poitiers, cette mère de deux enfants était décédée quelques heures plus tard.

Le suspect, un jeune homme de 20 ans qui avait été hospitalisé depuis quelques jours initialement de sa propre volonté, avait été mis en examen pour « assassinat et tentative d’assassinat », car il avait également manqué de blesser une autre infirmière. Il avait été placé en détention provisoire.

La CGT du centre hospitalier Nord Deux-Sèvres a qualifié vendredi « d’important que le ministre rencontre la famille ainsi que nos collègues », et de « bonne chose » l’attribution de la Légion d’honneur, même si évidemment « on préférerait tous qu’elle soit parmi nous ».

Des renforts dans le service de la victime

Un an plus tard, l’unité psychiatrique de Thouars où travaillait la victime, fermée peu après le drame, a rouvert deux services sur trois, avec des effectifs soignants supplémentaires et le renfort de médecins mutualisés via un partenariat avec le centre hospitalier Henri-Laborit de Poitiers, a indiqué le CH Nord Deux-Sèvres.

La CGT a déploré qu « 'il ait fallu un drame pour que les choses bougent dans le bon sens ». Le CH Nord Deux-Sèvres doit observer samedi matin à 11 h une minute de silence sur ses sites en mémoire de l’infirmière assassinée.