Coronavirus : La HAS donne son feu vert aux tests salivaires dans les écoles et les universités

DEPISTAGE MASSIF Ces tests, qui ne sont pas des tests rapides, ont été jugés fiables par la Haute Autorité de santé

20 Minutes avec AFP

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Des tests salivaires en Espagne.
Des tests salivaires en Espagne. — OSCAR DEL POZO / AFP

La salive plutôt que le nez. La Haute Autorité de santé (HAS) a donné son autorisation ce jeudi pour la mise en place de tests salivaires contre le Covid-19 dans les écoles ou les universités, même sur des personnes sans symptôme. De quoi faciliter les campagnes de tests sur les jeunes.

« Ces tests salivaires étaient déjà autorisés (et remboursés) sur des personnes avec symptômes en deuxième intention, c’est-à-dire essentiellement quand le test naso-pharyngé est difficile ou mal toléré », a rappelé la Pr Dominique Le Guludec, présidente du Collège de la HAS. « Aujourd’hui, nous les étendons à deux autres indications », « il s’agit juste d’élargir les indications dans lesquelles ils seront remboursés », a-t-elle poursuivi. Ces tests sur prélèvements salivaires (crachats) seront analysés « en laboratoire ou dans le cadre des plateformes de dépistage organisé », a-t-elle précisé. Ce ne sont pas des tests rapides qui donnent des résultats en quarante minutes.

Multiplier les dépistages collectifs

La HAS recommande de les étendre « aux personnes contact également en deuxième intention » mais « surtout au dépistage itératif [répété] dans des populations ciblées telles que les écoles, les universités, les Ehpad, les personnels soignants », a précisé Dominique Le Guludec. « Leur très bonne acceptabilité et leur bon niveau de performance sont particulièrement adaptés à ce type de dépistage, et en particulier à leur répétition » a-t-elle ajouté.

Avec ces tests salivaires, qui affichent des performances satisfaisantes, « nous allons multiplier les opérations collectives de dépistage, notamment en direction des établissements scolaires (…), mais également des universités », avait annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran le 4 février lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre, Jean Castex.

A faire chez soi ou au laboratoire

Alors comment ça se passe ? Le recueil de la salive peut se faire directement au laboratoire ou à domicile dans un tube fourni dans un kit de prélèvement, à ne pas mettre ensuite au réfrigérateur. Le délai de la remise de l’auto-prélèvement au laboratoire doit être le plus court possible et ne pas excéder cinq heures. Le prélèvement sera analysé dans la journée dans le laboratoire, a relevé le Dr Cédric Carbonneil de la HAS.

Le prélèvement ne doit pas être fait dans les 30 minutes après avoir mangé, fumé ou s’être lavé les dents, a-t-il précisé avec Dominique Le Guludec. Pour les enfants de moins de six ans, qui ne savent pas forcément cracher, il y a la possibilité de recueillir la salive à l’aide d’une petite pipette, a indiqué le Dr Carbonneil, en privilégiant l’auto-prélèvement plutôt qu’au laboratoire, les blouses blanches ayant tendance à impressionner les enfants.