Coronavirus au Mans: Ils touchaient du chômage partiel pour des salariés fictifs, trois hommes incarcérés

FRAUDE Trois trentenaires ont réussi à percevoir 235.000 euros d'aides de l'Etat à l'aide de faux documents

F.B. avec AFP
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Illustration argent et masques de protection.
Illustration argent et masques de protection. — R.Bloch/Sipa

Ils seront jugés le 17 mars devant le tribunal correctionnel du Mans​. Trois trentenaires manceaux sont suspectés d’une importante fraude au chômage partiel​ versé par l’Etat dans le cadre de la crise du coronavirus. Ils auraient perçu indûment une somme cumulée de 235.000 euros.

Les trois hommes, âgés de 31, 35 et 38 ans, ont été placés en garde à vue le 8 février 2021. Ils ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement, indique le parquet du Mans.

Argent utilisé pour des besoins personnels

En décembre, alors qu’ils enquêtaient sur des faits de violences, les policiers du Mans ont découvert « le fonctionnement atypique d’une société mancelle commercialisant des deux roues électriques », selon le parquet. « Les auditions réalisées alors mettaient en évidence la perception indue par cette société de fonds destinés à l’indemnisation du chômage partiel lié à la situation sanitaire », est-il précisé.

Une enquête a alors été ouverte pour escroquerie en bande organisée et blanchiment aggravé. Au terme de l’enquête, les trois suspects, gérant chacun une société, auraient perçu une « somme cumulée de 235.000 euros » en « justifiant mensongèrement de salariés fictifs à l’aide de faux documents ».

Les sommes d’argent perçues ont été utilisées pour « des dépenses personnelles, ont servi à alimenter la trésorerie de leurs sociétés et à rembourser des prêts personnels », selon la même source.

L’un des suspects est actuellement détenu pour des faits de violences.