Coronavirus en Bretagne : Face à la précarité étudiante, la région débloque en urgence 500.000 euros

SOLIDARITE Versé au Crous, l’argent servira notamment à l’achat de denrées alimentaires et de produits d’hygiène

Jérôme Gicquel
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Le campus Beaulieu de l'université Rennes 1, ici le 2 septembre 2016.
Le campus Beaulieu de l'université Rennes 1, ici le 2 septembre 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • En complément des aides de l’Etat, la région Bretagne a débloqué en urgence une enveloppe de 500.000 euros pour faire face à la précarité étudiante.
  • Versé au Crous, l’argent servira notamment à l’achat de denrées alimentaires et de produits d’hygiène.
  • La région prévoit également d’activer ses réseaux économiques pour aider les jeunes à trouver un stage ou un job d’été.

Ils sont les victimes silencieuses de la crise sanitaire. Pour la plupart privés de cours en présentiel et enfermés dans de petits logements, les étudiants ont le moral dans les chaussettes. Dans un récent sondage publié par le syndicat Union Pirate, majoritaire à l’université Rennes 2, 51 % d’entre eux déclarent ainsi « se sentir mal ou plutôt mal », certains évoquant même des idées suicidaires.

A cette détresse psychologique s’ajoutent également des difficultés financières. Privés de petits boulots, les étudiants sont de plus en plus nombreux à basculer dans la précarité, ayant toutes les peines du monde à payer leur loyer ou à faire des courses. Face à cette situation, l’État a mis en place des mesures comme les repas à un euro dans les Crous ou le versement d’une aide de 150 euros aux bénéficiaires des APL.

Une aide alimentaire et psychologique

En complément, la région Bretagne vient également de débloquer des fonds afin de « prendre soin de sa jeunesse », selon son président Loïg Chesnais-Girard. Une première enveloppe de 500.000 euros vient ainsi d’être versée à la direction régionale du Crous. Elle doit notamment permettre l’approvisionnement des quatre épiceries solidaires sur les campus rennais et brestois ainsi que le financement de bons d’achat pour les étudiants éloignés des points de distribution de colis alimentaires. « Il y a également une demande très forte sur les produits d’hygiène », souligne Loïg Chesnais-Girard.

L’aide de la région ne sera pas qu’alimentaire mais aussi psychologique avec 150.000 euros débloqués pour renforcer les moyens dans les services de santé des universités. Dans les prochaines semaines, la région Bretagne prévoit également d’activer les réseaux économiques comme Produit en Bretagne ou afin d’aider les jeunes à trouver un stage ou un job d’été auprès des entreprises locales.