Année record pour la destruction de munitions historiques au large des côtes françaises

SECURITE La préfecture maritime annonce une année record en termes de destruction de mines et autres engins historiques

Gilles Durand
— 
Lors d'une opération de déminage.
Lors d'une opération de déminage. — Marine Nationale

La bombe à retardement commence à être désamorcée. Depuis la diffusion d'un documentaire en octobre 2018, les autorités semblent avoir pris le problème très au sérieux. Au XXe siècle, des millions de tonnes d’armes chimiques et conventionnelles avaient été déversées au large des côtes européennes après les deux guerres mondiales.

« Je peux dire, fin 2020, que le fond de la mer est plus sûr qu’en 2019, mais il reste encore quelques années avant que celui-ci soit totalement sûr », a annoncé le vice-amiral d’escadre Philippe Dutrieux, préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord, en présentant le bilan des opérations de déminages, l’année dernière.

Des dégâts à plus ou moins long terme sur la nature

Ainsi, 2020 fut une année record concernant cette nouvelle « guerre des mines ». Un total de 489 engins historiques a été détruit le long des côtes françaises, soit 33.947 kg d’équivalent TNT, afin de renforcer la sécurisation des fonds marins.

Mais au-delà de l’aspect sécuritaire, ces munitions risquent également de provoquer des dégâts à plus ou moins long terme sur la nature.