Coronavirus : Que pourra-t-on faire pendant les vacances d’hiver ?

MODE D'EMPLOI Ski ou pas ? Séjour en France ou à l’étranger ? « 20 Minutes » fait le point sur ce que l’on pourra faire ou pas, pour profiter des vacances d’hiver

Rachel Garrat-Valcarcel

— 

Quand te reverrais-je, pays merveilleux ? (illustration)
Quand te reverrais-je, pays merveilleux ? (illustration) — CAMILLE POIROT/ZEPPELIN/SIPA
  • Les vacances d’hiver seront « relativement libres », puisque aucun reconfinement n’a été décrété en France.
  • Il n’est toutefois pas possible de skier et les restrictions habituelles accompagnant le couvre-feu à 18h s’appliquent toujours.
  • Séjourner quelque part en France sera possible, mais pas forcément à l’étranger.

Ce vendredi marque le début des vacances d’hiver de 2021. C’est la zone A qui ouvre le bal, jusqu’au 22 février. Suivront, du 13 février au 1er mars, la zone C, et enfin, du 20 février au 8 mars, la zone B. Comme à Noël, nous entrons dans une période de vacances très particulières du fait des restrictions sanitaires liées à la pandémie du Covid-19. 20 Minutes fait le point sur ce qu’il est possible de faire ou pas pendant ces congés. C’est évidemment sans compter de nouvelles mesures qui seraient éventuellement imposées par le gouvernement, d’ici à la fin des vacances scolaires.

Les stations de ski

C’est la principale restriction de ces vacances d’hiver, en tout cas la plus symbolique : les stations de ski vont continuer à tourner au ralenti puisqu’elles n’ont toujours pas l’autorisation de faire fonctionner leurs remontées mécaniques. On n’est plus très loin de dire définitivement adieu à la possibilité de faire du ski alpin cet hiver. Pour ceux et celles qui ont d’habitude la chance d’aller aux sports d’hiver – ces personnes ne sont pas nombreuses – il n’est néanmoins pas interdit de passer ses vacances à la montagne. Les stations et leurs commerces – à l’exception des cafés et restaurants – sont théoriquement ouverts. Pour respirer le bon air mais pas que :  le ski de fond, qui ne nécessite globalement pas l’utilisation de remonte-pentes, peut être pratiqué. Les randonnées, en raquettes ou en ski, sont possibles. Si vous avez des enfants ou si vous êtes, vous-même, un grand enfant, une session de luge fait toujours plaisir.

Même si toutes les stations de ski ne connaissent pas le même sort en Europe, les possibilités d’aller faire une descente à l’étranger seront rares. En Allemagne et en Italie, la politique est la même qu’en France. En Andorre et en Autriche, c’est ouvert, mais seulement pour les locaux. Vienne déconseille d’ailleurs aux touristes étrangers de venir. En Espagne, c’est théoriquement possible mais les conditions pour accéder aux régions en question sont strictes et aller faire du ski ne fait pas partie des motifs impérieux. En Suisse, les stations sont ouvertes, mais comme le pays ne fait pas partie de l’Union européenne, s’y rendre depuis la France est désormais compliqué.

Les déplacements en France

Des vacances chez papa et maman ou mamy et papy ? C’est en grande partie possible ! En France hexagonale, les déplacements ne sont pas limités. Jean Castex l’a encore réaffirmé jeudi soir. Il y a une exception pour les Outre-mer. Depuis le 31 janvier, les déplacements n’y sont autorisés que sur motif impérieux personnel ou familial, de santé ou professionnel. Si jamais vous avez bien un « motif impérieux », avant de prendre l’avion, il vous faudra présenter un test de dépistage du Covid-19 négatif datant de moins de soixante-douze heures. Le gouvernement précise qu’ensuite des restrictions sanitaires particulières à chaque territoire peuvent s’appliquer une fois sur place. C’est tout particulièrement le cas à Mayotte, qui, dès ce vendredi soir, replonge en confinement strict pour au moins trois semaines.

Les déplacements à l’étranger

Depuis le 31 janvier, franchir les frontières de la France est plus difficile. Sauf motif impérieux on ne peut pas entrer en France à partir d’un pays extérieur à l’Union européenne, ou quitter la France pour un pays extérieur à l’UE. A l’intérieur de l’Union, un test de dépistage négatif est demandé pour entrer ou pour sortir. A cela s’ajoutent bien sûr les conditions du pays de destination. Elles sont différentes partout, mais globalement on vous demandera surtout un test négatif et de remplir un formulaire pour prévenir de votre arrivée.

Le couvre-feu

Sortir après 18 heures n’est toujours pas autorisé en France, sauf motif impérieux ou professionnel. Et le début des vacances d’hiver ne devrait pas changer cela. Au passage : les lieux culturels comme les cinémas, les musées ou les théâtres, sont toujours fermés. Il faudra occuper vos journées de vacances, ou celles de vos enfants, autrement. Et même si chacune et chacun a déjà bien à l’esprit que les bars et restaurants sont fermés, rappelons ici que ces établissements ne sont pas prêts de rouvrir. Il paraît en tout cas peu probable que ce soit le cas avant la fin des vacances de la dernière zone, dans un peu plus d’un mois.

Le shopping

Puisqu’il n’y a toujours pas de troisième confinement, les commerces restent globalement ouverts, y compris les fameux commerces dits « non-essentiels ». A défaut de lieux culturels ou de bars ouverts, une virée lèche-vitrines semble envisageable. Ce n’est pas un détail alors que les soldes durent encore jusqu’au 16 février. Néanmoins, depuis le 31 janvier, les commerces non-alimentaires de plus de 20.000 mètres carrés sont fermés pour éviter les grands brassages de populations. Cela concerne donc de très grands magasins. L’occasion peut-être, pour vos achats culturels par exemple, de privilégier le libraire du quartier ou de votre ville.