Annecy : Des distributeurs de serviettes hygiéniques et tampons gratuits installés pour les jeunes

PRECARITE MENSTRUELLE L’objectif de la mairie d’Annecy est de faciliter l’accès à toutes aux protections périodiques et de lutter contre la précarité menstruelle qui touche beaucoup de jeunes

Elisa Frisullo

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A l'échelle mondiale, 1.447 serviettes hygiéniques seraient utilisées chaque seconde, soit 45 milliards par an, selon les statistiques de Planetoscope.
A l'échelle mondiale, 1.447 serviettes hygiéniques seraient utilisées chaque seconde, soit 45 milliards par an, selon les statistiques de Planetoscope. — iirliinnaa
  • Annecy va installer d’ici à la fin du mois de février dix distributeurs de tampons et serviettes hygiéniques bio, accessibles gratuitement.
  • A travers ce dispositif, la mairie, aujourd’hui dirigée par l’écologiste François Astorg, souhaite faciliter l’accès à toutes à ces produits d’hygiène.
  • « Que ce soit pour répondre à un besoin exprimé par de nombreux jeunes en difficulté financière mais également pour du "dépannage" ponctuel, ces distributeurs ont toute leur place au sein des établissements scolaires et des lieux fréquentés par la jeunesse », souligne la municipalité.

D’autres communes en France ont équipé des universités ou des établissements scolaires. Mais Annecy est la première ville de France à déployer ce dispositif en différents points de la ville. Cette commune de Haute-Savoie va installer d’ici à la fin du mois de février dix distributeurs de tampons et serviettes hygiéniques bio, accessibles gratuitement.

Ces protections périodiques, destinées aux jeunes, seront disponibles à l’université Savoie Mont-Blanc, où six distributeurs sont prévus, mais également au Bureau d’information jeunesse et dans les antennes de la mission locale. A travers ce dispositif, la mairie, aujourd’hui dirigée par l’écologiste François Astorg, souhaite faciliter l’accès à toutes à ces produits d’hygiène et contribuer ainsi à la lutte contre la précarité menstruelle.

« Que ce soit pour répondre à un besoin exprimé par de nombreux jeunes en difficulté financière mais également pour du "dépannage" ponctuel, ces distributeurs ont toute leur place au sein des établissements scolaires et des lieux fréquentés par la jeunesse », souligne dans un communiqué Guillaume Tatu, adjoint à la Jeunesse.

Des produits éthiques

Différents modèles de protections seront proposés dans les distributeurs, mis à disposition gracieusement par l’entreprise française éthique Marguerite & Cie. La municipalité prendra en charge l’installation du matériel et la recharge de serviettes et tampons, composés « de coton et cellulose biologiques, sans OGM ou agents toxique ou plastique », précise-t-elle.

La mairie, qui espère voir ce dispositif se généraliser dans les prochains mois dans les collèges, lycées et universités de la ville, rappelle que l’achat de ce type de produits représente un budget de plusieurs milliers d’euros au cours d’une vie. « Une étude Ifop pour Dons solidaires a déterminé en 2019 que plus de 1,7 million de personnes rencontraient des difficultés financières pour se fournir en protections périodiques », ajoute la municipalité.