Coronavirus à Nice : Fréquences nocturnes, projets maintenus… Comment le réseau Lignes d’Azur évolue-t-il ?

TRANSPORTS Les modes de transport ont été transformés par le Covid-19, et les réseaux urbains doivent s'adapter. Dans la métropole, le réseau souhaite maintenir tous ses nouveaux projets

Fabien Binacchi
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La fréquentation est encore en baisse de 40% sur le début de l'année 2021
La fréquentation est encore en baisse de 40% sur le début de l'année 2021 — Syspeo / Sipa
  • Le Covid-19 a bouleversé nos vies, et nos modes de transports. Les nouvelles municipalités élues en juin souhaitent aussi repenser la circulation dans les centres-villes, ce qui ne sera pas sans conséquence pour les projets futurs des réseaux urbains.
  • Dans la métropole niçoise, le réseau Lignes d’Azur devrait maintenir tous ses nouveaux projets malgré une baisse de la fréquentation.

Après une année 2019 marquée par la livraison des lignes 2 et 3 du tramway, et l’adaptation du réseau de bus en conséquence, Lignes d’Azur se heurte à la crise sanitaire depuis l’année dernière. Comme tous les réseaux de transports publics, la régie a dû notamment composer avec l’inquiétude des voyageurs à partager un même véhicule. Quelles conséquences et quelles perspectives ? 20 Minutes fait le point.

Où en est la fréquentation ?

Elle a baissé de 30 % en 2020. Et, ce, « alors que le réseau était dans une dynamique d’évolution notable de sa fréquentation à la suite de la livraison des lignes 2 et 3 de tramway et de la restructuration du réseau proposant 10 % d’offre en plus », note la régie. Depuis le début de l’année, la fréquentation est toujours en baisse, de 40 % par rapport à janvier 2020.

Quel impact sur le service actuel ?

Alors qu’il avait été décidé de réduire drastiquement la fréquence lors du premier confinement, Lignes d’Azur a fait le choix « de maintenir une offre proche des 100 % notamment en journée ». « Cela permet de mieux faire respecter les règles de distanciation sociale avec une fréquentation plus faible et une offre maintenue », note-t-on du côté de la régie. Seule l’offre de service au-delà de 20 h a été revue à la baisse en lien avec la mise en place du couvre-feu fin octobre. « Une très forte diminution de l’utilisation des transports en soirée a en effet été constatée », est-il précisé.

Quelles conséquences sur le plan financier ?

Il y a des pertes de recettes, forcément, mais le réseau étant géré en régie, « il n’y a aucune conséquence sur le personnel de conduite », indique la métropole.

Les projets de développement sont-ils menacés ?

La réponse est clairement non. « La mobilité durable étant une priorité pour la métropole Nice Côte d’Azur, tous les investissements prévus en la matière ont été réalisés et le seront aussi dans les années à venir », assure la collectivité. En plus du renforcement du réseau de pistes cyclables (dont certaines ont été installées dans l’urgence au premier déconfinement), Le prolongement de la ligne 1 du tram dans la vallée du Paillon, la ligne 4 entre Nice et Cagnes-sur-Mer ainsi qu’un bus à haut niveau de service (BHNS) sur l’axe niçois nord-sud sont notamment à l’ordre du jour. Des annonces plus concrètes devraient intervenir en mars.