Valence : Des lettres d’adieu retrouvées au domicile de l’homme suspecté d’avoir tué deux DRH et une conseillère Pôle emploi

ENQUETE Les courriers, adressés aux proches du suspect, laissaient entendre qu’il souhaitait mettre fin à ses jours

20 Minutes avec AFP

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Des fleurs déposées à l'entrée de l'usine Faun de Guilherand-Granges (Ardèche) où une DHR a été abattue de sang-froid jeudi.
Des fleurs déposées à l'entrée de l'usine Faun de Guilherand-Granges (Ardèche) où une DHR a été abattue de sang-froid jeudi. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Deux lettres d’adieu ont été découvertes à l’occasion de perquisitions au domicile nancéien de Gabriel Fortin, meurtrier présumé d’une DRH et d’une employée de Pôle emploi dans la Drôme et l’Ardèche, a-t-on appris dimanche de source policière, confirmant une information du Journal du Dimanche.

Ces deux courriers ont été découverts par la police judiciaire de Nancy au cours de perquisitions réalisées jeudi, sur délégation de la PJ de Lyon. Les lettres sont adressées « à des proches », a précisé cette source. L’une était destinée à la mère du suspect et la seconde, à demi-frère, révèle le JDD. « La teneur » des écrits permet de « déduire » une volonté de l’auteur de mettre fin à ses jours.

Inconnu de la justice

Gabriel Fortin, ingénieur sans emploi de 45 ans, jusqu’alors inconnu des services judiciaires, a été mis en examen samedi pour assassinats et placé en détention provisoire. Il a froidement abattu jeudi une employée de l’agence Pôle emploi de Valence, avant de poursuivre son parcours sanglant à quelques kilomètres de là, à Guilherand-Granges (Ardèche), où il a tué la DRH de l’entreprise Faun, dont il avait été licencié en 2010. Il a ensuite été arrêté par la police alors qu’il tentait de fuir au volant de sa voiture.

Selon une source proche de l’enquête, les policiers ont également établi un lien entre ces faits et le meurtre survenu mardi d’une responsable des ressources humaines de l’entreprise Knauf à Wolfgantzen (Haut-Rhin), et l’attaque à main armée, le même jour à Wattwiller (Haut-Rhin), d’un homme, DRH chez General Electric.

Ce lien n’a cependant pas encore été confirmé par le procureur de la République de Valence, Alex Perrin, ni par ses homologues de Mulhouse et Colmar. « Une expertise balistique va être menée et permettra peut-être de le confirmer », avait annoncé vendredi la procureure de Colmar, Catherine Sorita-Minard.