Coronavirus : Olivier Véran espère « pouvoir éviter » une nouvelle vague de Covid-19

PARI Le ministre de la Santé justifie le choix de ne pas recourir à un nouveau confinement par « une légère décélération » des contaminations

20 Minutes avec AFP

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Olivier Véran en visite à l’hôpital Avicenne, à Bobigny le 29 janvier 2021.
Olivier Véran en visite à l’hôpital Avicenne, à Bobigny le 29 janvier 2021. — Jacques Witt/SIPA

Olivier Véran se montre (un peu) optimiste. Une nouvelle vague de l’épidémie de Covid-19 est à craindre, notamment en raison des effets possibles du variant anglais, mais « peut-être pourrons-nous l’éviter », espère dimanche le ministre de la Santé dans une interview au JDD. Pour justifier son propos, il note notamment « une légère décélération » des contaminations.

Lorsque la décision de ne pas reconfiner « a été prise vendredi en conseil de défense, l’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas quotidiens, avait peu augmenté depuis quatre jours. C’est encore le cas aujourd’hui », souligne le ministre. Par ailleurs, « les traces de virus dans les eaux usées, signal indirect, baissent en Ile-de-France. Plusieurs semaines après sa généralisation, ça peut signifier que l’effet maximal du couvre-feu se fait sentir », poursuit-il.

Le danger « n’est pas certain »

Enfin, les résultats de la deuxième enquête flash sur les variants, anglais notamment, que le ministre a reçus vendredi, « montrent que sa circulation s’intensifie – de 50 % chaque semaine – mais de manière moins intense qu’à l’étranger où des hausses de 70 à 100 % ont été relevées ». Cela signifie que « le danger auquel nous faisons face est possible, voire probable. Mais il n’est pas certain », explique-t-il, justifiant la décision de l’exécutif de ne pas imposer à ce stade de troisième confinement. « La légère décélération des contaminations peut nous permettre d’observer, durant quelques jours, ce qu’il va se passer ».

« Tout laisse à penser qu’une nouvelle vague pourrait se profiler à cause du variant ; mais peut-être pourra-t-on l’éviter grâce aux mesures que nous avons décidées tôt, et que les Français respectent », poursuit Olivier Véran, pour qui « l’idée, c’est de gagner du temps, de limiter la casse ». Les Français ne doivent cependant pas se réjouir trop vite. « Si l’incidence repartait à la hausse, nous n’hésiterions pas. Nous n’avons jamais dit que nous ne reconfinerions pas dans les quinze jours à venir si c’était nécessaire », ajoute le ministre de la Santé.