Coronavirus : Avec 2.550 décès en 2020, la mortalité routière atteint un niveau historiquement bas

PANDEMIE La Sécurité routière relativise ce chiffre, directement impacté par le confinement du printemps 2020 qui avait entraîné une baisse du trafic de 75 %

20 Minutes avec AFP

— 

Des automobilistes et des cyclistes sur un boulevard à Paris en mai 2020.
Des automobilistes et des cyclistes sur un boulevard à Paris en mai 2020. — LUDOVIC MARIN / AFP

Un chiffre jamais vu depuis l’après-guerre. Sous l’effet du confinement lié à la pandémie de coronavirus, le nombre de morts sur la route s’élève à 2.550 personnes pour l’année 2020, a annoncé ce vendredi la Sécurité routière, sous la barre symbolique des 3.000 décès.

Le nombre annuel de morts n’était auparavant jamais passé en dessous de ce palier. La baisse en 2020 marque une chute de 21,4 % par rapport à 2019 (3.244), mais sa signification est « à relativiser en raison » de la crise sanitaire, précise la Sécurité routière.

Automobilistes confinés

Le confinement du printemps 2020 a par exemple entraîné une baisse du trafic de 75 % en avril, selon le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema). Lors de ce même mois, la mortalité routière avait chuté de 55,8 % (103 décès). La mortalité en Outre-mer, où la crise sanitaire a moins eu d’impact sur les déplacements, a diminué de 8,7 % en 2020 (232 morts).

En métropole, les autres indicateurs sont aussi en baisse, dont le nombre d’accidents corporels enregistrés par les forces de l’ordre (-19,7 %) et celui des blessés (-20,9 %). La baisse de la mortalité des automobilistes épouse également la tendance générale (-23 %, soit 1.243 morts).

Les routiers toujours très concernés

Les modes de déplacements individuels ayant été privilégiés avec la pandémie de Covid-19, la mortalité des piétons, cyclistes et utilisateurs d’engins de déplacements personnels motorisés (EDM, comme les trottinettes électriques) diminue en revanche beaucoup moins.

Ainsi, 389 piétons ont été tués (-94), 174 cyclistes (-13) et huit utilisateurs d’EDM (-2). La mortalité des camionneurs ne baisse pas (35 tués) « sans doute parce que la circulation des poids lourds, liée à des besoins économiques vitaux, n’a pas été fortement impactée par les restrictions », estime la Sécurité routière.