Calvados : Un habitant ne supporte plus les bruyants canards élevés par son voisin (illustration)
Calvados : Un habitant ne supporte plus les bruyants canards élevés par son voisin (illustration) — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

CONFLIT

Calvados : Un habitant ne supporte plus les bruyants canards élevés par son voisin

Un résident de Ver-sur-Mer (Calvados) vivrait un véritable calvaire depuis 2017

La paisible vie de quartier des résidents de l’allée des Cormorans à Ver-sur-Mer (Calvados) a basculé en 2017. C’est à cette époque un riverain a décidé d’installer son élevage de canards dans le lotissement. Son voisin ne supporte plus leurs bruyants cancanements, rapporte Ouest-France.

« A l’heure du ravitaillement, c’est un vrai concert », déplore l’habitant. Il reproche aussi aux volatiles destinés à la chasse au gibier d’eau d’attirer les rats, les insectes et les pigeons, des nuisibles « qui dégradent les toitures ».

Le maire nage entre deux eaux

L’homme a tout essayé depuis trois ans pour faire reconnaître son préjudice. Il a écrit à huit administrations et a consulté un notaire, en vain. L’élevage d’animaux dans le lotissement ne serait « ni autorisé, ni interdit ». La décision reviendrait « au bon vouloir du maire ».

Ce dernier invoque « la tradition ancestrale » de la chasse au gabion dans la région. Il assure « composer entre les intérêts des uns et des autres » et aurait lancé une expertise juridique. « En attendant, si je veux vendre ma maison, le bien est assurément dévalorisé », grince le plaignant.

La grippe aviaire s’en mêle

La situation est devenue encore un peu plus compliquée depuis le 2 décembre, date à laquelle un cas de grippe aviaire a été recensé dans la commune voisine. La préfecture du département a alors établi un périmètre où tous les éleveurs sont contraints de confiner leurs volailles.

Une mesure qui concerne l’aviculteur amateur de l’allée des Cormorans. Sauf que ses animaux continueraient de piailler à l’air libre. Le premier concerné a assuré à nos confrères qu’il était en train de terminer « la mise en conformité » de son élevage. Selon lui, cette affaire « ne casse pas trois pattes à un canard ».