Perpignan : A Rivesaltes, les vignerons ne veulent pas d’une nouvelle prison

MANIFESTATION Ils ont protesté mercredi contre cette implantation à l’étude

N.B. avec AFP
Une prison (illustration). Ici, à Villeneuve-lès-Maguelone.
Une prison (illustration). Ici, à Villeneuve-lès-Maguelone. — N. Bonzom / Maxele Presse

Des vignerons ont manifesté mercredi à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), pour protester contre le projet d’implantation d’une nouvelle prison, sur cette commune située près de Perpignan.

« Ça risque de nuire à l’image de nos marques, l’appellation Rivesaltes, le muscat de Rivesaltes », affirme Brice Cassagnes, le président de la cave coopérative de la petite cité, dans le voisinage immédiat de la future deuxième prison du département.

Elle pourrait accueillir 500 détenus

Outre la centaine de vignerons, une vingtaine de tracteurs étaient également présents mercredi, en début d’après-midi, dans ce rassemblement devant l’hôtel de ville, où se tenait une permanence dans le cadre de l’enquête publique autour de ce projet du ministère de la Justice. Cette nouvelle prison pourrait accueillir 500 détenus dans une zone d’activité située à proximité de l’autoroute A9.

« Nous avons un conflit d’usage puisque la prison, avec ses 14 hectares d’emprise, va nous priver de plusieurs chemins utilisés aujourd’hui notamment pour rentrer les vendanges », poursuit le vigneron. Brice Cassagnes craint également l’importation d’une « certaine insécurité » avec « une population qui vient rôder pour envoyer des messages aux détenus, comme ça se pratique à la prison de Perpignan ».