La circulation des deux-roues entre les files de voitures interdite à partir du 1er février

SUR LA ROUTE Elle était expérimentée depuis 2016 dans 11 départements dont l'Ile-de-France

20 Minutes avec AFP

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La circulation des deux-roues entre les files de voitures interdite à partir du 1er février (Archives)
La circulation des deux-roues entre les files de voitures interdite à partir du 1er février (Archives) — Clément Follain / 20 Minutes

La circulation des deux-roues motorisés entre deux files de voitures, qui était expérimentée depuis 2016 dans 11 départements dont l’Ile-de-France, sera interdite à partir du 1er février, a annoncé mercredi la délégation à la Sécurité routière.

Cette expérimentation, qui a eu lieu sur certaines routes en Ile-de-France, dans les Bouches-du-Rhône, en Gironde et dans le Rhône, s’achève le 31 janvier. L’objectif était de tenter d’encadrer cette pratique très répandue chez les motards. Mais, pour la délégation à la sécurité routière, le bilan de l’accidentalité est « décevant ».

Plus d’accidents, selon un rapport

Un rapport « montre que l’accidentalité des deux-roues motorisés a augmenté de 12 % sur les routes où l’expérimentation de la circulation inter-files (CIF) a eu lieu alors qu’elle a baissé de 10 % sur les autres routes des départements concernés », selon un communiqué de la délégation à la Sécurité routière.

Les conclusions de ce rapport « ne permettent pas de pouvoir intégrer aujourd’hui la circulation inter-file dans le code de la route ».

Demande d’une « nouvelle expérimentation »

« L’objectif de cette expérimentation était de diminuer l’accidentalité des deux-roues motorisés en encadrant la pratique de la circulation inter-files », souligne la déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Marie Gautier-Melleray. « Or, le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances puisque le ratio d’accidents sur les réseaux CIF par rapport aux autres réseaux a significativement augmenté dans une zone et est en légère hausse ailleurs », poursuit-elle.

La déléguée demande « une nouvelle expérimentation, avec des règles adaptées, afin de pérenniser cette pratique en toute sécurité ». Cette seconde expérimentation, qui nécessite un nouveau décret, pourrait notamment intégrer « l’élargissement des zones géographiques concernées, une communication adaptée et continue pour parfaire la pédagogie de tous les usagers de la route sur le sujet ».

Les usagers de deux-roues motorisés représentaient 23,1 % des décès en 2019 alors que leur part dans le trafic routier était de 2 %. A kilométrage parcouru identique, le risque de perdre la vie pour un conducteur de deux-roues est 22 fois plus élevé que pour les usagers de véhicules légers.