Vaccination : L’accord Sanofi-BioNTech rend « réalisable » la commande européenne de vaccins, estime Pannier-Runacher

BON DE COMMANDE Le gouvernement se félicite de l’aide annoncée par Sanofi qui conditionner 100 millions de vaccins de son concurrent Pfizer d’ici la fin de l’année

20 Minutes avec AFP
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Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie.
Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie. — MARCEAU VOITURON/SIPA

L’accord sur les vaccins contre le Covid-19 passé entre Sanofi et BioNTech soutient la commande de 600 millions de doses de l’Union européenne et va la rendre « réalisable », a déclaré ce mercredi la ministre française déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher. Cet accord « permettra de produire plus de 100 millions de doses à partir du mois d’août, sur une cadence assez régulière jusqu’à la fin de l’année, de façon à apporter tout de suite un support (…) pour le marché européen », a dit Agnès Pannier-Runacher sur France 2.

Le projet « supporte la commande de 600 millions de doses qu’a passée l’Union européenne » et « rend cette commande réalisable, puisque l’enjeu aujourd’hui est de mobiliser toutes les capacités de production européennes pour monter la production de vaccins », a-t-elle ajouté. La ministre a rappelé, qu’outre l’accord passé par Sanofi, trois fabricants vont produire des vaccins sur leurs sites en France : Recipharm, Delpharm, Fareva, et que cela démarre au cours du premier semestre.

Pas de raison de suspense les paiements pour le moment

Elle a annoncé que « d’autres laboratoires » vont rejoindre ce dispositif, « puisque maintenant nous avons une meilleure visibilité sur les vaccins qui fonctionnent et sur les capacités industrielles », sans donner de noms. Interrogée sur les retards de livraison annoncés par le laboratoire britannique AstraZeneca, Agnès Pannier-Runacher a précisé avoir « demandé une inspection » du site de production des vaccins, pour faire le point sur les difficultés de production.

« Il faut que ce sujet soit réglé rapidement et il faut (…) que les doutes sur la destination des doses soient également levés rapidement », a-t-elle dit. La ministre française a fait observer que la présidente de la Commission européenne avait « indiqué qu’elle allait faire des propositions en matière de contrôle des exportations ». En ce qui concerne la France, « je suis livrée du nombre de doses que j’ai commandées », a assuré la ministre. « Donc je n’ai pas de raison de suspendre mes paiements », a-t-elle ajouté.