Coronavirus : Les pilotes d’Air France signent un accord sur l’activité partielle de longue durée

AVIATION Air France connaît une crise sans précédent en raison du coronavirus et du manque de voyageurs liés à la crise sanitaire

J.-L.D. avec AFP

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Les salariés d'Air France sont d'accord pour une activité partielle à durée prolongée
Les salariés d'Air France sont d'accord pour une activité partielle à durée prolongée — FETHI BELAID / AFP

Les pilotes d'Air France et de Transavia ont accepté ce vendredi de signer un accord sur l'activité partielle de longue durée (APLD) pouvant s’étaler sur deux ans, a annoncé ce lundi le SNPL, syndicat de pilotes​ majoritaire dans la compagnie.

« Cet accord permet une baisse importante de la masse salariale dans la durée pour l’entreprise », a indiqué le SNPL dans un communiqué, alors qu’Air France est confronté à une « crise sans précédent (…) du fait des restrictions sanitaires et de la crise économique qui en résulte ».

Une baisse sans précédent des salaires

La rémunération des pilotes de ligne d’Air France et de sa filiale low-cost Transavia est en baisse de « plus de 20 % et jusqu’à 40 % pour certains profils, tels les instructeurs », affirme le syndicat. Cet accord visant à diminuer la masse salariale du groupe intervient après la signature d’un accord de rupture conventionnelle collective (RCC) en août dernier, qui a entraîné le départ de 360 pilotes, soit 10 % des effectifs.

« C’est une baisse sans précédent de la masse salariale pilotes à laquelle nous assistons et qui aidera le groupe Air France à traverser la tempête provoquée par la Covid-19 », dit espérer le SNPL. Actuellement, l’activité d’Air France équivaut à entre 40 et 45 % de son niveau de l’année dernière à la même époque.

L’APLD comme compromis

Lancé en juillet, l’APLD autorise une réduction du temps de travail jusqu’à 40 % d’heures chômées en moyenne pendant six à vingt-quatre mois. Cela peut aller jusqu’à 50 % pour les secteurs en tension, comme c’est le cas pour l’aérien.

Le salarié perçoit 70 % de sa rémunération brute (84 % nette) sur les heures chômées et l’entreprise a la garantie d’être indemnisée au moins à hauteur de 85 % pendant la durée de l’accord, voir à 100 % pour les secteurs les plus touchés.