Coronavirus à Rennes : Plombé par la fermeture des bars et restaurants, le grossiste déstocke ses bières et son vin

PSCHIIIT La société Atlantique Boissons a vu 95 % de son chiffre d’affaires s’envoler du fait de la crise sanitaire

Camille Allain

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Illustration de bouteilles de cidre, ici dans un entrepôt breton.
Illustration de bouteilles de cidre, ici dans un entrepôt breton. — C. Allain / 20 Minutes
  • L’entreprise Altantique Boissons propose une opération déstockage ouverte aux particuliers les 6 et 7 février.
  • Ce grossiste fournit normalement les boissons aux restaurants et bars de l’Ouest, qui sont fermés depuis des mois.
  • La société qui emploie 150 personnes à Rennes, Redon et Nantes, a perdu 95 % de son chiffre d’affaires.

Le hangar est plein mais le carnet de commandes est vide. Depuis le premier confinement et la fermeture des bars et restaurants, la société Atlantique Boissons a vu son chiffre d’affaires s’effondrer. « On a perdu 95 % de notre activité », explique le bien nommé patron Jean-Jacques Barre. Depuis qu’il a fondé l’entreprise en 1978 avec son frère, jamais le Breton n’avait connu pareille mésaventure. Depuis le second confinement, la plupart de ses 150 salariés sont au chômage partiel et attendent des jours meilleurs pour reprendre le chemin de l’entrepôt.

En apnée, Jean-Jacques Barre (vous avez la référence ?) a eu l’idée d’ouvrir son entrepôt de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, pour une grande opération déstockage les 6 et 7 février. D’ordinaire réservée aux professionnels, la vente à prix réduits sera cette fois ouverte aux particuliers.

80.000 à 100.000 bouteilles et fûts proposés à prix bradés

Pendant deux jours, le patron d’Atlantique Boissons vendra à prix cassés les bouteilles qu’il propose normalement aux cafetiers et restaurateurs. Un peu de vin, mais surtout des bières, y compris des références artisanales, et des softs (sodas et jus) dont la date de durabilité minimale arrive à échéance prochainement. « Il n’y a aucun problème pour les consommer. Le goût peut avoir un peu changé mais cela ne représente aucun danger », explique le patron.

Pendant deux jours, 80.000 à 100.000 bouteilles et fûts seront proposés à prix bradés à tous ceux qui se présenteront aux abords du hangar. La parution d’un premier article chez nos confrères d’Ouest-France laisse penser qu’ils pourraient être nombreux à toquer à la porte de la société les 6 et 7 février. « Le hangar fait 4.000 m² et nous travaillons à un parcours client qui permette de respecter la distanciation et les gestes barrière », poursuit Jean-Jacques Barre.

« Sans coup de pouce, ça va devenir très compliqué »

L’opération ne permettra pas au patron d’Atlantique Boissons de s’enrichir, tout juste de s’offrir une bouffée d’oxygène au milieu de la tempête qu’il traverse. « Nous n’avons aucune visibilité. Nous fournissons certains gros événements comme le Hellfest mais on ne sait même pas si ça pourra se tenir. Ça me ferait mal au cœur de mettre tous ces produits à la benne ».

Non éligible aux aides du gouvernement, son entreprise implantée en Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique devrait désormais pouvoir y prétendre. « Sans coup de pouce, ça va devenir très compliqué pour nous ».

Opération déstockage chez Atlantique Boissons, de 9 h à 17 h les 6 et 7 février au 76 boulevard de la Haie-des-Cognets à Saint-Jacques-de-la-Lande.