Coronavirus : Les parcs zoologiques demandent davantage d’aides

SUBVENTIONS Il s’agit de couvrir les charges « incompressibles » liées aux soins continus apportés aux 100.000 animaux hébergés

20 Minutes avec agence

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Un gorille dans un zoo (illustration).
Un gorille dans un zoo (illustration). — Katerina Sulova/AP/SIPA

L’Association française des parcs zoologiques, qui regroupe 95 établissements en métropole et outre-mer, a été reçue ce jeudi par le cabinet du ministre des petites et moyennes entreprises (PME) Alain Griset, a indiqué ce vendredi le président de cette association.

Soutenue dans sa démarche par 47 parlementaires emmenés par le sénateur PS de l’Aude Sébastien Pla, celle-ci a demandé que l’Etat prenne en charge 70 % des coûts fixes de l’ensemble des parcs zoologiques du pays qui emploient environ 10.000 salariés. Ces charges sont liées aux soins nécessaires à apporter aux plus de 100.000 animaux pendant les cinq mois de fermeture liés aux deux vagues de l’épidémie de Covid-19.

50 % à 80 % des salariés travaillent encore

« Notre spécificité, c’est qu’on ne peut pas débrancher nos établissements en mettant tout notre personnel au chômage partiel », a expliqué le dirigeant du ZooParc de Beauval. Soigneurs animaliers, vétérinaires, entretien des espaces verts, services techniques… Entre 50 % et 80 % des salariés en moyenne continuent de travailler afin que les animaux « ne souffrent pas du confinement, car nous sommes des lieux reconnus de conservation de la biodiversité », a-t-il plaidé.

Ces frais de fonctionnement représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires sur les entrées qui a chuté d’environ 50 % en 2020. Le 14 janvier, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé une prise en charge des coûts fixes des entreprises fermées allant jusqu’à 70 % pour les établissements réalisant plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires mensuel.

Abaisser le seuil pour bénéficier à d’autres

La grande majorité des parcs zoologiques sont cependant des petites structures au chiffre d’affaires bien inférieur, d’où la demande que la prise en charge soit élargie à l’ensemble du secteur – tout en « s’additionnant » aux aides déjà existantes. « Leurs trésoreries sont à sec », selon le responsable.

Le cabinet du ministre délégué aux PME a assuré avoir « pris en compte les difficultés du secteur » dont les revendications sont « à l’étude ». Le ministre de l’Economie réfléchit notamment à abaisser le seuil d’un million d’euros de chiffre d’affaires, afin que les aides bénéficient aux plus petites structures, tous secteurs confondus (salles de sport, etc.).