Coronavirus en Pays-de-la-Loire : Vers « le début d’une troisième vague » dans la région?

EPIDEMIE Les indicateurs sont en nette hausse dans cette région, jusqu’ici moins touchée par le Covid que le reste du pays

Julie Urbach

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Des infirmières du CHU de Nantes prennent en charge un patient atteint du Covid.
Des infirmières du CHU de Nantes prennent en charge un patient atteint du Covid. — L.Venance/AFP
  • Les chiffres témoignent d'une progression rapide du virus dans les Pays-de-la-Loire, chez les enfants également.
  • S'il est difficile de mesurer leur circulation effective, plusieurs cas de variants ont été identifiés ces derniers jours.

Les communications de l’agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la-Loire se suivent… et ne se ressemblent pas. Alors que la région semblait la semaine passée encore quelque peu épargnée par l’épidémie de coronavirus, la situation se dégrade rapidement depuis quelques jours. A tel point que le directeur de l’ARS Jean-Jacques Coiplet a estimé ce jeudi soir qu’il pouvait s’agir du « début d’une troisième vague épidémique dans notre région ».

Les quelques indicateurs communiqués prouvent en tout cas que la circulation du virus progresse : le taux d’incidence, égal à 157 cas pour 100.000 habitants a pris 13 points depuis mardi. Et le R (nombre moyen de personnes que contamine un malade), égal à 1,09 en France, est de 1,21 sur notre territoire. « Le taux de positivité (6,4 %) a lui aussi quasiment atteint le niveau national (6,67 %) », poursuit Jean-Jacques Coiplet. La situation dans les écoles inquiète, avec dix classes désormais fermées. Dans la Sarthe, un collège affiche carrément porte close après la découverte de plusieurs cas au sein de l’équipe éducative.

Virus variants

Alors, comment expliquer cette hausse soudaine ? Si les Pays-de-la-Loire faisaient partie des régions les moins touchées jusqu’ici, et donc les moins immunisées, les regards sont surtout tournés vers les variants du virus (anglais et sud-africain) après que plusieurs cas ont été recensés dans le Choletais, en Vendée, ou à Nantes. D’après l’ARS, la surveillance est toujours en cours pour ces différentes situations, mais elles n’inspireraient de l’inquiétude pour aucune d’entre elles.

Pour autant, difficile de mesurer réellement la circulation de ces variants, et leur impact sur cette « troisième vague », dans la mesure où une analyse spécifique, appelée séquençage, doit avoir lieu pour les détecter. Depuis cette semaine, les CHU de Nantes et d’Angers sont équipés pour, mais avec une capacité d’une petite centaine de tests par semaine. Selon les chiffres, seuls 10 cas ont été officiellement confirmés.