Un policier patrouille au Trocadéro (image d'illustration)
Un policier patrouille au Trocadéro (image d'illustration) — Francois Mori/AP/SIPA

IVG

Paris: Un rassemblement contre l'avortement réunit entre 4.000 et 6.000 personnes

Cette marche visait notamment à protester contre la proposition de loi visant à allonger le délai pour avorter de 12 à 14 semaines

Ils étaient 5.000 selon les organisateurs, entre 4.000 et 6.000, selon la préfecture de police de Paris. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur la place du Trocadéro à Paris ce dimanche dans une «marche pour la vie» contre l'avortement. «Le message est de rappeler que l'avortement est avant tout une violence faite aux femmes. On a souvent l'habitude de présenter l'avortement comme un droit», mais c'est «un droit de se faire bâillonner», a déclaré Aliette Espieux, porte-parole de cette marche, organisée quasiment chaque année depuis 2005.

Encadrés par un important dispositif des forces de l'ordre, les manifestants se sont rassemblés devant une estrade où une banderole clamait «avortement: stop à la culture du déchet», devant le parvis des droits de l'Homme. Ils protestent notamment contre deux textes législatifs qui contiennent des dispositions «scandaleuses», selon le président de la «marche pour la vie», Nicolas Tardy-Joubert, parmi lesquels la loi bioéthique qui comprend notamment la PMA pour toutes.

Mobilisation virtuelle sur Zoom

Ils protestent également contre la proposition de loi portant le délai pour avorter de 12 à 14 semaines, déposée par la députée Albane Gaillot (ex-EDS) et votée en première lecture à l'Assemblée nationale avec un large soutien de LREM et de la gauche. Ce texte doit être examiné cette semaine au Sénat, avec peu de chance d'aboutir. En raison de la situation sanitaire, le rassemblement était doublé d'une mobilisation virtuelle sur Zoom - suivie selon les organisateurs par 10.000 personnes.

Parmi les manifestants, Paul, 27 ans, est venu avec son bébé en poussette pour «la défense de la vie», un message relayé par d'autres participants. Non loin de là, une dame de 81 ans explique être «contre l'avortement, contre la PMA. Autrefois, on allait en prison pour l'avortement, maintenant on est remboursé par la Sécu, vous trouvez ça normal?», lance-t-elle. En fin d'après-midi, des manifestants revêtus de sacs poubelles ont arboré des masques de poupons avec le message «bébé avorté = humain à la poubelle».