Plus de 300 personnes ont participé à une rave party près de Toulouse. Illustration.
Plus de 300 personnes ont participé à une rave party près de Toulouse. Illustration. — Pixabay

COUVRE-FEU

Couvre-feu en Isère : Une soirée clandestine de 200 teufeurs interrompue près de Grenoble

A l’issue de cette soirée clandestine près de Grenoble, à laquelle la police a mis fin samedi soir à 22 heures, trois personnes ont été placées en garde à vue pour violence ou mise en danger de la vie d’autrui

  • La police a interrompu samedi soir vers 22 heures une fête clandestine à laquelle participaient 200 teufeurs dans un local situé dans la banlieue de Grenoble.
  • Trois personnes ont été placées en garde à vue.
  • 38 autres ont été verbalisées car elles ne portaient pas de masque.

La police a mis fin, samedi soir, à une soirée clandestine réunissant près de 200 participants dans la banlieue de Grenoble malgré le couvre-feu à 18 heures en vigueur. 38 d’entre eux ont été verbalisés pour non-port de masque et 3 personnes ont été placées en garde à vue, apprend-on ce dimanche matin du parquet.

C’est une riveraine, voisine des lieux, qui a d’abord contacté la police vers 21h35 pour se plaindre « d’un tapage » aux abords d’un local associatif situé sur la commune de Saint-Martin-d’Hères.

Deux policiers « bousculés » et « piétinés »

A l’arrivée de plusieurs équipages de police, venus prêter main à la patrouille dépêchée sur place, les choses se sont envenimées, indique le parquet. « Une majorité des participants semblaient alcoolisés, explique Eric Vaillant, le procureur de la République de Grenoble. Rapidement, une partie des individus se sont montrés hostiles à l’intervention en cours en forçant le cordon policier ». Deux agents auraient ainsi été « bousculés » et « piétinés » par les participants même si leurs blessures sont légères. Mais leurs collègues ont fait usage de leurs bombes lacrymogènes pour leur venir en aide.

L’un des teufeurs, suspectés d’avoir donné des coups aux deux policiers, a été interpellé et placé en garde à vue dans la soirée pour violence volontaire et outrage à personnes dépositaires de l’autorité publique et provocation à la rébellion.

L’organisateur présumé et le DJ placés en garde à vue

Parmi les autres personnes placées en garde à vue, figure l’organisateur présumé de la soirée. Un homme, né en 1984, qui est locataire du local dans lequel s’est déroulée la fête. Il risque d’être poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui.

Le DJ, âgé de 36 ans, a également été placé en garde à vue pour les mêmes motifs et se trouvait en possession de plusieurs produits stupéfiants, notamment du LSD et des amphétamines, indique le parquet. Son matériel sono a été saisi par la police et placé sous scellé. L’enquête, confiée à la Sûreté de l’Isère, se poursuit.