Réunification de la Bretagne : Cent cinquante élus réclament la tenue d’un référendum

BRETAGNE À 4 OU À 5 ? Ils adressent dans le Journal du Dimanche une lettre ouverte au président de la République

J.G. avec AFP

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Des manifestants à Nantes pour la "réunification" de la Bretagne, le 31 mai 2014
Des manifestants à Nantes pour la "réunification" de la Bretagne, le 31 mai 2014 — Jean-Sebastien Evrard AFP

La tribune, publiée dans le Journal du Dimanche, est signée par 150 élus politiques de tous bords. Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, ils demandent la tenue d’un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Pour tenter de convaincre le président de la République, ces élus rappellent les « liens géographiques, historiques, économiques et humains » qui unissent la Loire-Atlantique à la Bretagne, ainsi que les « très nombreux sondages (qui), depuis quarante ans, ont montré que les deux tiers environ des citoyens de Loire-Atlantique sont favorables au retour de leur territoire dans la Région Bretagne ».

Ils rappellent également qu'« à l’automne 2018, une pétition demandant une consultation par référendum des électeurs de Loire-Atlantique sur cette question, a recueilli 105.000 signatures écrites et nominatives, soit plus de 10 % des électeurs inscrits ».

Un référendum autorisé par la loi

« Une loi organisant une telle consultation est autorisée par la Constitution dans son article 72-1, qui dispose dans son alinéa 3 : La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi », précise cette lettre.

« En conséquence, écrivent les élus, nous vous demandons fermement d’initier le processus législatif qui permettra dans un premier temps de consulter par référendum les électeurs de Loire-Atlantique sur leur souhait, ou non, de rejoindre la Région Bretagne. « Si le résultat de ce premier référendum s’avérait favorable à cette réunification », le processus de consultation se poursuivrait alors, comme prévu par la loi, avec les habitants des actuelles Régions Bretagne et Pays de la Loire, concluent ces élus.