Coronavirus : Le gouvernement français « très réticent » à la mise en place d’un passeport vaccinal

VACCIN Pour le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, le débat est « prématuré »

20 Minutes avec AFP

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Selon le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, la France est opposée à la mise en place d'un passeport vaccinal.
Selon le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, la France est opposée à la mise en place d'un passeport vaccinal. — ALLILIMAGES/SIPA

Le débat est « prématuré », a estimé ce dimanche matin le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune. Invité de France Info, il a expliqué que la France était « réticente » à la mise en place d’un passeport vaccinal communautaire, estimant que la question ne doit pas être au menu du Conseil européen de la semaine prochaine, selon Clément Beaune. « Nous sommes très réticents », a-t-il déclaré : « Si on parle d’un papier, un document qui vous autorise à voyager en Europe, je crois que c’est très prématuré ».

Attendre la généralisation du vaccin

« C’est un débat qui n’a pas lieu d’être et ce serait choquant, alors qu’on débute encore partout cette campagne de vaccination en Europe, qu’il y ait des droits plus importants pour certains que pour d’autres. Ce n’est pas notre conception de la protection et de l’accès aux vaccins ».

Le chef du gouvernement grec avait appelé mardi l’Union européenne à adopter un certificat « standardisé » de vaccination pour donner un coup de pouce à l’industrie du tourisme, terrassée par la pandémie du coronavirus.

Une idée à laquelle la Commission européenne est favorable, selon sa présidente, Ursula von der Leyen, parlant d’un « impératif médical », à l’inverse de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’y est déclarée opposée « pour le moment » à l’échelle planétaire.

« C’est une idée (…) sur laquelle la France considère qu’on ne doit pas ouvrir le débat maintenant. Quand l’accès au vaccin sera généralisé, ce sera un sujet différent », a insisté Clément Beaune.

Le cas des travailleurs frontaliers

Le ministre a par ailleurs évoqué la situation des travailleurs frontaliers – 350.000 Français selon lui. « Nous envisageons de renforcer au sein de l’espace européen les mesures de contrôle », a-t-il indiqué, assurant qu’il n’y aurait pas de fermeture des frontières de l’espace Schengen.

« On vérifie aussi le type de tests que l’on peut exiger », a-t-il ajouté. « On réfléchit à une liste de tests antigéniques qui seraient reconnus partout en Europe. Aujourd’hui ce n’est pas encore le cas ».