Loire-Atlantique : Les élèves n’attachent pas leur ceinture dans le car, les autorités haussent le ton

TRANSPORTS SCOLAIRES Les autorités ont mené une vaste opération de contrôles ce jeudi matin. Le bilan est accablant

Frédéric Brenon

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Opération de contrôle dans les cars scolaires à Châteaubriant le 14 janvier 2021.
Opération de contrôle dans les cars scolaires à Châteaubriant le 14 janvier 2021. — Gendarmerie de Loire-Atlantique
  • La gendarmerie a contrôlé plus de 8.000 adolescents prenant le car scolaire.
  • Objectif : faire respecter la ceinture de sécurité et le port du gilet fluorescent.
  • Des verbalisations sont envisagées lors de prochaines opérations.

Surprise matinale pour plus de 8.000 collégiens et lycéens de Loire-Atlantique ce jeudi. La gendarmerie nationale, en lien avec le conseil régional et les services de l’Etat, avait décidé d’organiser une vaste opération de contrôles inopinés du respect de la ceinture de sécurité et du gilet fluorescent dans les transports scolaires. Quelque 200 cars ont été arrêtés entre 7 h et 8 h dans les secteurs d’Ancenis, Châteaubriant, Savenay et Machecoul. Et le bilan est à la hauteur des craintes ayant motivé l’opération : 99 % des élèves n’attachent pas leur ceinture ! C’est à peine mieux pour les gilets de sécurité, pourtant eux aussi obligatoires à la montée et à la descente du car.

« Le constat n’est évidemment pas satisfaisant, commente Pierre Chaudeleur, sous-préfet de Châteaubriant-Ancenis. Il faut que les mentalités évoluent. A cet âge, certains élèves commencent à être responsables, d’autres aiment braver les interdits. Mais tous doivent bien comprendre que les consignes et dispositifs de sécurité sont là pour les protéger. Ce ne sont pas des gadgets. »

Risque réel d’amendes

S’il s’agissait ce mercredi d’une opération de « prévention et de pédagogie », les forces de l’ordre ne seront pas toujours aussi conciliantes, prévient le sous-préfet. D’autres opérations seront organisées dans le courant de l’année et des verbalisations (amende de 135 euros) pourront être adressées aux élèves, payables par les parents.

« La ceinture est obligatoire dans les cars depuis 2015 et on se bat pour qu’elle soit attachée, regrette Sébastien Crossouard, président du syndicat intercommunal des transports collectifs de Châteaubriant-Derval. Au primaire, il n’y a aucun souci mais, à partir du collège, on a du mal à convaincre. Le chauffeur, seul, est impuissant. Il ne peut pas quitter son poste de conduite pour vérifier chaque ceinture. On attend des parents qu’ils fassent preuve de pédagogie. C’est leur responsabilité. »

« La ceinture sauve des vies »

Gilles Foliard, chef d’escadron de l’escadron départemental de Sécurité routière (EDSR), rappelle que la ceinture « sauve des vies ». « On n’a, heureusement, pas connu dernièrement d’accident dramatique de car scolaire dans ce département mais il y en a eu sur d’autres territoires. Et même en cas d’accrochage ou de sortie de route, ce qui arrive de temps en temps, les élèves risquent un choc, voire de basculer dans le pare-brise pour ceux assis à l’avant. Quand on est blessé à la tête, ça peut être très sérieux. »

Le chef d’escadron insiste aussi sur l’importance du gilet fluorescent, « indispensable pour assurer la visibilité des piétons, surtout à cette période de l’année ». En région Pays-de-la-Loire, ce gilet est vert depuis un an.