Coronavirus : L’Etat prendra en charge l’activité partielle à 100 % « tant que la crise durera », confirme Borne

PANDEMIE Le gouvernement promet de soutenir toutes « les activités pénalisées par la crise, qui sont fermées totalement, partiellement ou qui n’arrivent pas à redémarrer »

20 Minutes avec AFP

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Elisabeth Borne, ministre du Travail, le 6 janvier 2021.
Elisabeth Borne, ministre du Travail, le 6 janvier 2021. — Alfonso Jimenez//SIPA

Alors que la crise sanitaire s’étire, le gouvernement veut réaffirme son soutien aux entreprises. Ce jeudi, la ministre du Travail Elisabeth Borne a assuré que l’Etat continuerait à prendre en charge l’activité partielle des entreprises à 100 % « tant que la crise durera ».

« C’est très clair, je veux vraiment que les entreprises soient rassurées, en particulier celles qui sont fermées, qui ont des contraintes liées à la situation sanitaire ; pour toutes les entreprises fermées totalement ou partiellement on prendra en charge à 100 % l’activité partielle tant que la crise durera », a-t-elle déclaré sur Europe 1.

Le fonds de solidarité maintenu

Interrogée sur une possible « date butoir », fixée à « septembre », Elisabeth Borne a réaffirmé que le gouvernement « protégera le temps qu’il faudra » toutes « les activités pénalisées par la crise, qui sont fermées totalement, partiellement ou qui n’arrivent pas à redémarrer, (ou celles) qui ne sont pas forcément fermées comme l’hôtellerie ou l’événementiel ».

Concernant une hausse éventuelle du fonds de solidarité pour éviter des faillites en cascade, Elisabeth Borne a estimé qu’il fallait « maintenir » ce dispositif « pour les secteurs en difficulté tout le temps que ce sera(it) nécessaire ».

Une année « très dure » pour les secteurs les plus touchés

Interrogée sur la réforme des retraites, la ministre l’a jugée nécessaire et devant se faire « dans la concertation », en estimant que la « priorité absolue » était de « surmonter la crise » dans le respect du « dialogue avec les partenaires sociaux ». Elle s’était opposée fin novembre sur ce sujet au ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui l’avait qualifiée de « priorité absolue » et présentée comme un facteur de « retour à la croissance ».

Mercredi, Emmanuel Macron a promis de « donner de la visibilité » au secteur des métiers de bouche, notamment sur la fermeture des bars et restaurants, qui a été étendue jusqu’à la mi-février. « 2020 a été très dure pour l’ensemble de vos métiers (…) Vous avez beaucoup souffert », a-t-il ajouté.

La France « est l’un des pays qui a le plus protégé ceux qui travaillent » en apportant « un soutien massif et rapide », et « on doit continuer à le faire, en s’améliorant », a-t-il assuré. Le dispositif d’aide sera maintenu lorsque la situation sanitaire s’améliorera et il faudra « accompagner les trésoreries (des entreprises) les plus fragiles » lors de la phase de reprise économique, selon lui.