Agriculture : Une plateforme nationale recense les produits fermiers près de chez soi

ALIMENTATION Plus de 8.000 exploitations et points de vente sont centralisés

20 Minutes avec agences

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Un maraîcher choisi une salade de culture biologique sur un étal du marché des fossés Saint Julien à Caen. (Photo illustration).
Un maraîcher choisi une salade de culture biologique sur un étal du marché des fossés Saint Julien à Caen. (Photo illustration). — MYCHELE DANIAU / AFP

Une plateforme nationale (fraisetlocal.fr), lancée ce mardi par le ministère de l’Agriculture et les Chambres d’agriculture, recense plus de 8.000 exploitations et points de vente permettant de se fournir directement en produits fermiers et éventuellement « réconcilier » agriculteurs et citadins. Il y a une « impérieuse nécessité de réconciliation entre les mondes ruraux, le monde urbain, et entre les Français et leur agriculture », a affirmé le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie, lors de la présentation de ce site.

Lancé dans une promotion de la consommation de « produits frais, produits locaux », le ministre souhaite que cette initiative permette « à chacun de se rendre compte du visage qui est caché derrière ses aliments », en allant directement se fournir chez un agriculteur, dans un magasin de producteurs ou un drive fermier. Le site agrège pour l’heure, selon le ministère, le réseau « Bienvenue à la ferme », piloté par les Chambres d’agriculture, celui de l’enseignement agricole, dont les établissements mettent en vente le fruit de leur travail, ainsi que celui de l’association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP).

Centraliser les initiatives

Le président des Chambres d’agriculture, Sébastien Windsor, espère « que ce soit demain la plateforme de référence du click and collect ou du recensement du circuit court, et qu’on ne laisse pas la place à d’autres plateformes étrangères (pour) faire ça chez nous ». L’enjeu étant, selon lui, d’éviter que le consommateur ne se perde parmi la multitude d’initiatives et de plateformes qui ont fleuri sur fond d’engouement envers les circuits courts, accentué par les confinements décrétés contre le Covid-19.

La transformation et la vente directe des produits de la ferme sont « plus qu’un complément de revenu, je ne peux plus m’en passer », souligne un agriculteur qui remarque que « ce n’était pas inné » pour le monde agricole « d’aller vers le consommateur ». S’estimant chanceux d’être situé « en grande banlieue parisienne » avec son vivier de consommateurs, il juge important que la plateforme mette aussi en avant « des collègues » partout en France « qui font des escargots, du lapin, des châtaignes… qui sont dans de gros ennuis » avec la crise.