La moitié des Français opposés à l’opération française au Mali, selon un sondage

ARMEE L’opération Serval, devenue Barkhane, a été lancée pour aider le Mali à repousser une offensive de groupes armés islamistes

20 Minutes avec AFP

— 

Un militaire français de l’opération Serval, au Mali en 2013.
Un militaire français de l’opération Serval, au Mali en 2013. — A.ROBIN/ECPAD EMA

Pour la première fois depuis le début de l’opération antidjihadiste entamée en 2013, la moitié des Français désapprouvent l’intervention française au Mali, selon un sondage réalisé par l’Ifop* et publié ce lundi soir par le magazine Le Point.

L’opération Serval, lancée en 2013 pour aider le Mali à repousser une offensive de groupes armés islamistes, ne fait pas l’unanimité. Plus de la moitié des Français interrogés (51 %) ne sont « plutôt pas » (32 %) ou « pas du tout » (19 %) favorables à l’intervention militaire française dans ce pays où se concentre l’essentiel de la force Barkhane (qui a succédé à Serval en 2014), dont le périmètre d’action couvre cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie).

Vers la fin de l’opération ?

Quelque 49 % des sondés s’y disent toujours favorables, alors qu’ils étaient 73 % en février 2013, au lendemain de la libération de Tombouctou, et 58 % fin 2019, juste après la mort de 13 soldats français au Mali dans la collision de deux hélicoptères.

Ce sondage, réalisé début janvier, intervient après deux attaques djihadistes au Mali qui ont fait un total de cinq morts côté français, et à l’heure où la France réfléchit à une réduction de ses troupes au Sahel.

*L’enquête a été conduite en ligne du 5 au 6 janvier auprès d’un échantillon représentatif de 1.004 personnes, selon la méthode des quotas.