Coronavirus : Non, les universités ne sont pas tenues d’organiser des sessions de substitution pour les étudiants malades

FAKE OFF Après avoir indiqué que les universités devaient organiser des sessions de substitution pour les étudiants souffrant du Covid-19 ou cas contact, le ministère de l’Enseignement supérieur a finalement précisé que celles-ci sont facultatives

Mathilde Cousin

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Des étudiants sur le campus universitaire de Jussieu, à Paris, le 22 février 2018.
Des étudiants sur le campus universitaire de Jussieu, à Paris, le 22 février 2018. — CHAMUSSY/SIPA

Un zéro pointé car malade du Covid-19 ? Une étudiante en histoire a expliqué sur Twitter avoir reçu cette note à un partiel en présentiel, malgré l’envoi d’un certificat médical à son université.

« Aucun étudiant ne peut être dispensé d’examen », lui a répondu son université, et ce « quel que soit le justificatif fourni ».

FAKE OFF

Cette explication est-elle légale ? Même le ministère de l’Enseignement supérieur en a perdu son latin. Dans un premier temps, les services du ministère ont expliqué que des « sessions de substitution doivent être organisées », ceci « afin de ne pas pénaliser les étudiants devant rester en isolement ».

Le lendemain, le 8 janvier, le ministère modifie sa réponse : l’organisation de sessions de rattrapage n’est plus obligatoire, mais facultative. « Après remontée à la direction de l’enseignement supérieur des remarques d’internautes, il s’avère que la tenue d’examens de substitution pour les malades du Covid-19 ou en contact n’est pas une obligation mais une recommandation », a précisé le ministère sur Twitter, tout en présentant ses « excuses » pour « cette erreur ».

Pour éviter les contaminations, le ministère recommande aux étudiants de « limiter leurs contacts » et « d’éviter les situations à risque » 14 jours avant leurs examens ou concours. L’organisation d’examens en présentiel, après plusieurs mois de cours à distance, a soulevé l’opposition de nombreux étudiants, inquiets du contexte sanitaire.