Coronavirus en Haute-Garonne : « En première ligne », les pompiers commencent à être vaccinés

EPIDEMIE Une soixantaine des 500 sapeurs-pompiers de la Haute-Garonne âgés de plus de 50 ans va se faire vacciner d’ici à la fin de la semaine

Béatrice Colin

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Le directeur départemental adjoint du service d'incendie et de secours de la Haute-Garonne, le colonel Christophe Landrieau, lors de la vaccination anti-Covid.
Le directeur départemental adjoint du service d'incendie et de secours de la Haute-Garonne, le colonel Christophe Landrieau, lors de la vaccination anti-Covid. — B. Colin / 20 Minutes
  • Depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, les sapeurs-pompiers de la Haute-Garonne sont intervenus sur 1.600 cas suspects ou avérés de Covid-19.
  • Alors qu’Olivier Véran a élargi à cette profession la vaccination au cours de la semaine dernière, les premiers pompiers de plus de 50 ans ont été vaccinés ce lundi.
  • Sur les 2.387 pompiers professionnels et volontaires de la Haute-Garonne, ils sont 500 à avoir plus de 50 ans.

Depuis le mois de mars, ils sont intervenus à plus 1.600 reprises pour des cas de Covid-19. Comme les personnels soignants, les 1.300 pompiers volontaires et 800 professionnels de Haute-Garonne ont été « en première ligne » depuis le début de la crise sanitaire. Ce lundi, moins d’une semaine après l’annonce d’Olivier Véran d’élargir la vaccination aux personnels des services d’incendie et de secours de plus de 50 ans, les premiers sapeurs-pompiers de la Haute-Garonne se faisaient vacciner à Colomiers.

D’ici à la fin de la semaine, une soixantaine des 500 pompiers répondant à ce critère d’âge aura reçu leur première injection. D’autres devraient suivre dans les jours à venir. « Il y a une véritable volonté, car c’est un outil supplémentaire pour la sécurisation des personnels lors des interventions, mais aussi des victimes », relève le colonel Sébastien Vergé, le directeur du Sdis.

Au total, une centaine de cas avérés ou suspectés ont été dénombrés parmi les membres du service départemental. Certains ont été contaminés dans le cadre familial, d’autres en caserne et rien n’exclut que cela ait pu être le cas dans le cadre de leurs interventions. « Aujourd’hui, cela reste difficile à tracer, il a pu y avoir des cas de contamination interpersonnels, d’origine privée, il y a en tout cas une écoute permanente et un suivi », assure le médecin-chef du Sdis, Thierry Dulion.

Accélérer la vaccination

Après un bilan prévaccinal, où il a évoqué ses allergies et les tests PCR qu’il a subis lors de la première vague, Xavier, un pompier de 51 ans, a réalisé sans encombre son premier vaccin anti-Covid. « C’est logique de le faire, à titre personnel, mais aussi professionnel. Il faut penser à la protection des victimes lorsque nous intervenons, mais aussi au maintien de services. Si nous sommes tous malades, comment fait-on pour l’assurer ? », interroge-t-il. Si certains de ses collègues sont réticents, près de 120 personnels concernés se sont déjà portés volontaires.

Mais tous espèrent bientôt passer à la vitesse supérieure, et que chaque personne qui y est favorable puisse avoir accès au vaccin. « Alors que la Grande-Bretagne​ a déjà vacciné plus de 1,5 million de personnes, nous arrivons à peine à 100.000, c’est très peu. Si nous voulons atteindre les 15 millions de vaccinés, il va falloir accélérer et passer à 100.000 par jour sur six jours par semaine. C’est important et nécessaire, c’est la seule façon de s’en sortir », conclut Georges Méric, le président (PS) du conseil départemental, coadministrateur du Sdis 31.