Coronavirus : Les remontées mécaniques ne pourront pas rouvrir jeudi en France

STATIONS DE SKI Aucune nouvelle date n’a pour l’instant été fixée pour leur réouverture

20 Minutes avec AFP

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Des remontées mécaniques à l'arrêt à la station de SuperBesse, dans le domaine du Sancy, le 4 janvier 2020.
Des remontées mécaniques à l'arrêt à la station de SuperBesse, dans le domaine du Sancy, le 4 janvier 2020. — Anthony Ghnassia/SIPA

Les remontées mécaniques ne rouvriront pas jeudi en France comme cela avait été initialement envisagé, a indiqué ce mercredi le secrétaire d’Etat chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, invoquant « un palier plutôt ascendant en termes de nouveaux cas (de Covid-19) et de réanimations ».

La décision est finalement tombée mercredi soir : alors que plus de 25.000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures en France, les remontées mécaniques ne rouvriront pas jeudi comme cela avait été initialement envisagé, a indiqué à l’AFP le secrétaire d’Etat chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.

« Le gouvernement est bien conscient qu’il y a un besoin de visibilité pour le secteur de la montagne et on s’attache à leur donner le plus vite possible cette visibilité pour la suite de la saison », a ajouté le secrétaire d’Etat, précisant toutefois qu’aucune nouvelle date ne devrait être fixée avant le Conseil de défense de la semaine prochaine.

« On ne comprend plus »

« On en a marre, il nous faut une date ferme et définitive et qu’on arrête de nous promener », a réagi auprès de l’AFP le président de l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), Jean-Luc Bloch. « Vous avez le droit de prendre l’avion, le train, le métro mais la montagne c’est dangereux ? On ne comprend plus », a-t-il grincé, estimant que la confiance était « perdue ».

Même déception du côté du président de Domaines skiables de France, Alexandre Maulin : « On est des aveugles dans le brouillard quant à la survie de notre modèle économique », avec « déjà une catastrophe économique », notamment en raison de l’absence de la clientèle étrangère. Dans un communiqué plus tôt cette semaine, Domaines skiables de France (DSF) avait déjà enjoint le gouvernement « à l’action et à la prise de décision ».