Twitter : Le nouveau « tableau des indignations » rappelle combien l’année 2020 a été particulière

RÉSEAUX SOCIAUX Découvrez, chaque semaine, une information de notre partenaire L’ADN. Aujourd’hui, retour sur les événements qui, l’an passé, ont le plus animé Twitter

20 Minutes avec L'ADN

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Homme masqué croisant les doigts en signe de désapprobation
Homme masqué croisant les doigts en signe de désapprobation — © Marek Studzinski / Pixabay
  • Les sujets qui ont agité le réseau social Twitter sur une année civile sont (subjectivement) recensés par un utilisateur français.
  • Les entrées du tableau 2020 montrent que l’année a été riche en évènements absurdes et en déclarations à l’emporte-pièce.
  • La tendance est la multiplication des sujets éphémères et au rajeunissement des nouveaux « twittos » (utilisateurs de Twitter).

YouTube a son Rewind annuel (sauf cette année, à cause du Covid) et Twitter a son «  tableau des indignations ». Créé par le compte @Hernstburgler et posté de manière partielle, ce tableur Excel est rempli de sujets qui ont agité le réseau. Il ne s’agit évidemment pas d’un « best of » de l’année passée, mais d’un résumé subjectif des évènements qui ont suscité des émotions, bien souvent négatives, dans l’espace médiatique.

2020, année absurde

Les entrées du tableau montrent à quel point l’année 2020 a été riche en évènements absurdes et en déclarations à l’emporte-pièce. Avant l’arrivée du Covid, Twitter aura été marqué par la vidéo raciste des employés du Slip Français, l’ interview de Carlos Ghosn par Léa Salamé, la mort de Cédric Chouviat lors d’un contrôle de police ou la libération de Patrick Balkany.

Capture d'écran de l'interview de Carlos Ghosn par Léa Salamé, le 8 janvier 2020 à Beyrouth © France Inter

Les mois de février et mars sont occupés par la polémique du César donné à Roman Polanski et plusieurs citations antiféministes. Puis vient le moment du confinement et son cortège de sorties incroyables. Sibeth Ndiaye qui demande aux professeurs d'université d’aller cueillir des fraises pour soutenir les agriculteurs en manque de main-d’œuvre, BMFTV qui titre « le gouvernement lance un site pour ceux qui ont du mal avec Internet », Le Parisien qui fait un sondage pour demander à ses lecteurs « s’ils croient en la chloroquine » et bien évidemment les déclarations sur les masques, jugés inefficaces ou inutiles contrairement à ce qu'affirme le consensus scientifique.

L’accélération de l’indignation

Alors que certains jours sont absents du tableau, d’autres comptent plusieurs entrées. Ainsi le 11 mai, date officielle du premier déconfinement, ce sont les queues devant les magasins Zara ou Fnac qui semblent choquer l’Internet. Mais l’auteur justifie ce manque de régularité par un phénomène nouveau. « C’est de plus en plus difficile de remplir ce tableau. Il n’y a pas une seule chose reprise en boucle – comme il y a quelques années – et qui tourne toute la journée, mais plein de petits trucs qui vont tourner une heure avant de passer à autre chose. » Ce morcèlement de l’opinion publique peut s’expliquer par plusieurs facteurs. L’année a clairement été riche en rebondissements tandis que les shitstorms se sont largement multipliés. Mais il faut aussi compter sur la diversification du public de Twitter et notamment l’arrivée d’un public plus jeune dont les hashtags et les tweets arrivent régulièrement en tendances et dénotent avec les utilisateurs plus « classiques » de Twitter, issus du monde des médias, de la tech ou de la politique.

L’article original a été rédigé par David-Julien Rahmil et publié sur le site L'ADN.