Vaccination : L’Agence européenne du médicament doit continuer l’examen du vaccin Moderna ce mercredi

PANDEMIE Ce serait le second vaccin autorisé dans l’Union européenne contre le coronavirus

20 Minutes avec AFP

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Le vaccin Moderna est déjà injecté aux Etats-Unis, comme ici dans l'Utah.
Le vaccin Moderna est déjà injecté aux Etats-Unis, comme ici dans l'Utah. — Rick Bowmer/AP/SIPA

L’Agence européenne des médicaments (EMA) reprend ce mercredi son évaluation du vaccin Moderna contre le Covid-19, sous la pression des pays de l’Union européenne confrontés à une recrudescence des contaminations et aux lenteurs des vaccinations. L’EMA a autorisé le 21 décembre le vaccin Pfizer/BioNTech, pour lequel la Commission européenne a aussitôt donné son feu vert et qui reste à ce jour le seul vaccin autorisé en Europe. Elle doit désormais se prononcer sur celui de Moderna, une entreprise américaine de biotechnologie dirigée par le Français Stéphane Bancel.

« Les discussions de l’EMA » sur ce vaccin « continueront mercredi », avait indiqué lundi soir le régulateur européen, basé à Amsterdam. L’Agence avait avancé la réunion de son Comité des médicaments à usage humain (CHMP), initialement prévue pour le 12 janvier. Ce vaccin a déjà reçu, dès le 18 décembre, l’autorisation d’urgence de l’Agence américaine des médicaments (FDA), une semaine après en avoir fait de même avec celui de Pfizer-BioNTech. Le Canada a suivi les Etats-Unis le 23 décembre.

Le vaccin Moderna plus facile à conserver

La future vice-présidente américaine Kamala Harris avait reçu fin décembre la première des deux doses du vaccin Moderna, appelant à cette occasion tous les Américains à se faire également vacciner. La formule de Moderna a l’avantage de pouvoir être conservée à -20 °C, et non -70 °C comme pour celle de Pfizer, qui a forcé le groupe à développer des containers spécifiques pour le transport. Les deux vaccins présentent des taux d’efficacité similaires, selon leurs laboratoires, de 95 % et 94,1 % respectivement pour Pfizer/BioNTech et Moderna.

Malgré des vaccinations lancées le 27 décembre dans plusieurs pays d’Europe avec le vaccin Pfizer/BioNTech, ces campagnes avancent plus lentement qu’aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Israël. « Il est évident qu’un effort aussi complexe rencontre toujours des difficultés », a admis récemment un porte-parole de la Commission européenne. En Europe, les Pays-Bas démarrent ce mercredi, deux jours plus tôt que prévu, leur campagne de vaccination, dernier pays à s’y élancer. La Belgique, elle, avait entamé officiellement mardi sa campagne de vaccination dans les maisons de retraite, après une phase test qui a concerné 700 personnes la semaine dernière.

L’Agence européenne des médicaments se trouve sous la pression des gouvernements et des opinions publiques du vieux continent. La flambée des infections y a conduit certains pays à prolonger les restrictions, comme l’Allemagne et le Danemark, et les campagnes de vaccination ont parfois suscité des polémiques croissantes, comme en France.