Vaccination : Les hôpitaux publics « ne pourront pas tout faire seuls », prévient la fédération FHF

PANDEMIE Les hôpitaux appellent à la mobilisation de « tout le monde » pour la vaccination contre le Covid-19, notamment des médecins de ville

20 Minutes avec AFP

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Une dose du vaccin Pfizer-BioNtech à Montpellier (image d'illustration).
Une dose du vaccin Pfizer-BioNtech à Montpellier (image d'illustration). — AFP

Après des débuts chaotiques, le gouvernement compte accélérer la campagne de vaccination en France. « Une bonne chose » pour le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), mais il craint que « tout repose sur l’hôpital », déjà épuisé par l’épidémie de Covid-19.

« Plus le champ de la population à vacciner va s’élargir, plus il faudra mobiliser », a déclaré Frédéric Valletoux lors d’un point de presse, ajoutant que « la situation est suffisamment grave pour que tout le monde se mobilise ». « On attend encore les déclarations en ce sens des grands leaders des médecins de ville », a-t-il ajouté, soulignant que « ce n’est pas la vocation de l’hôpital d’organiser les centres de vaccination » appelés à se multiplier en ville.

Faire baisser la pression en réa

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué mardi matin que 100 centres de vaccination « en plus des hôpitaux » seraient opérationnels cette semaine, 300 la semaine prochaine et 500 à 600 d’ici à fin janvier.

« On ne peut pas tout faire reposer sur l’hôpital », a insisté Frédéric Valletoux, rappelant que « les forces hospitalières sont accaparées par la prise en charge de l’épidémie », qui reste sur « un plateau élevé », en particulier dans les régions Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes.

La FHF compte sur la vaccination pour faire baisser la pression dans les services de réanimation et les autres services : « On attend beaucoup de cette campagne pour permettre aux hospitaliers d’exercer pleinement leurs missions et de revenir à un mode de fonctionnement plus classique ». Mais cela « pourrait ne pas empêcher une nouvelle vague épidémique si elle devait survenir avant mars-avril » et « on ne peut pas exclure un scénario avec une pression encore plus élevée sur les hôpitaux », a-t-il mis en garde.