Rave party à Lieuron : « Si c’était à faire, on le referait », affirme l’un des organisateurs

POLEMIQUE Une enquête judiciaire a été ouverte et huit personnes placées en garde à vue après la fête illégale qui a rassemblé 2.500 personnes pour le réveillon du Nouvel An en Bretagne

J.G.

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La rave party, qui a rassemblé 2.500 personnes à Lieuron au sud de Rennes, s'est achevée samedi matin.
La rave party, qui a rassemblé 2.500 personnes à Lieuron au sud de Rennes, s'est achevée samedi matin. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Ils voulaient faire la fête pour oublier pendant quelques heures le coronavirus et le confinement. Dans une interview accordée à Ouest-France, l’un des organisateurs de la rave party, qui a rassemblé environ 2.500 personnes entre jeudi soir et samedi matin à Lieuron au sud de Rennes, a réagi à la polémique suscitée par la tenue de cette fête illégale en pleine crise sanitaire. Le jeune homme assure comprendre « très bien que cela puisse choquer » mais il assume. « On a besoin d’oublier toute cette merde, indique-t-il. On savait que cela allait à l’encontre des règles, mais on voulait le faire peu importe les conséquences. On ne regrette rien, si c’était à faire, on le referait ».

Habitant Rennes, ce chauffeur routier affirme par ailleurs que des stands de prévention avaient été installés pour distribuer des masques et du gel hydroalcoolique aux participants de la fête. « Il y avait tout ce qu’il fallait, indique le jeune homme. Après, celui qui voulait porter son masque, il portait son masque. Et celui qui ne voulait pas en avoir, il ne le portait pas ».

Huit personnes en garde à vue et 1.645 verbalisations

Suite à la rave party, qui s’est achevée samedi matin avec l’intervention des gendarmes, une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Rennes. Huit personnes ont pour l’heure été interpellées. Elles se trouvaient toujours samedi soir en garde à vue. Parmi elles, deux jeunes de 22 ans qui sont soupçonnés de faire partie des organisateurs de cette fête illégale. Une perquisition à leur domicile a permis de saisir « une somme d’argent, paraissant en première analyse résulter du partage de la caisse de cet événement », ainsi que « des produits stupéfiants, un important matériel de sonorisation et un véhicule poids lourd », détaille le procureur de la République de Rennes dans un communiqué.

Lors de la dispersion de la fête, 1.645 infractions ont par ailleurs été dressées « dont 1.225 liées au Covid et 225 liées à l’usage de stupéfiants », a précisé samedi soir Philippe Astruc.