Inondations : Crues importantes dans les Landes, la plus haute à Mont-de-Marsan depuis 1981

INTEMPERIES Le retour à un temps sec ce week-end va permettre une amélioration de la situation

20 Minutes avec AFP
— 
A Mont-de-Marsan, Landes, où des crues importantes sont constatées le 01/01/2021.
A Mont-de-Marsan, Landes, où des crues importantes sont constatées le 01/01/2021. — AFP

La décrue est en vue dans le département des Landes qui a entamé vendredi l’année les pieds dans l’eau avec des crues « très importantes » de l’Adour et de la Midouze, notamment à Mont-de-Marsan avec une hauteur d’eau record depuis 40 ans.

Ces crues sont dues à « une accumulation de fortes précipitations (correspondant au passage de la tempête Bella) qui, conjuguées à des sols saturés d’eau du fait de la pluviosité des semaines précédentes, entraînent des débordements importants des cours d’eau, notamment de la Midouze et de l’Adour qui ont atteint par certains endroits des niveaux historiques », a expliqué la préfecture dans un communiqué. Le retour à un temps sec ce week-end va toutefois permettre une amélioration de la situation, selon le site vigicrues.

Un pic à 7,45 m à Mont-de-Marsan

A Mont-de-Marsan, la Midouze, affluent de l’Adour, a atteint un pic à 7,45 m vendredi à la -journée mais la décrue devait s’établir dans la nuit de vendredi à samedi, d’après vigicrues. La préfecture landaise, où un pont important du centre-ville -dont les arches ont été submergés- a dû être fermé à la circulation, n’avait plus vu autant d’eau couler depuis les 8,38 m mesurés en 1981.

En aval, la Midouze​ a inondé ces derniers jours les rues de Tartas, petite ville située entre Mont-de-Marsan et Dax, et la montée des eaux devait se stabiliser dans la nuit de vendredi à samedi autour de 4 m, avant l’étale prévue samedi matin. Cette crue majeure a effacé celles de 1952 et de 2014.

370 interventions de pompiers

Plus au sud, à Dax, le niveau de l’Adour a atteint 5,89 m vendredi matin, sans dépasser le record de 2014 (5,97 m) et la décrue s’est amorcée timidement en fin de journée. Dans le département, maintenu en vigilance orange inondations par Météo-France au moins jusqu’à samedi matin, une cinquantaine de routes sont toujours fermées à la circulation vendredi soir et une soixantaine sous surveillance, selon le service gestion exploitation des routes.

Vendredi soir, les pompiers du département avaient effectué au moins 370 interventions liées aux inondations depuis le début dimanche du phénomène de montée des eaux, principalement des épuisements d’eau et des assèchements de caves et peu d’évacuations (une trentaine de personnes).

Un centre opérationnel départemental permettant la coordination des services de l’État, de sécurité intérieure et de secours et de la direction des routes du conseil départemental avait été activé mercredi par la préfecture. Selon la presse locale, la tempête Bella a produit en trois jours l’équivalent d’un mois et demi de précipitations dans certaines parties du département.