Coronavirus : Savoie Mont Blanc, qui regroupe 112 stations, « exige » une date d’ouverture de la saison de ski

MONTAGNE La date du 7 janvier avait été avancée pour la réouverture des remontées mécaniques, mais elle pourrait s’éloigner face à une augmentation de la circulation du virus

20 Minutes avec AFP

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La station de ski de La Clusaz.
La station de ski de La Clusaz. — DURAND FLORENCE/SIPA

C’est pour elle une « urgence absolue ». L’Agence Savoie Mont Blanc, représentant 112 stations de ski de Savoie et Haute-Savoie, a « exigé » ce jeudi du gouvernement une date d’ouverture de la saison de sports d’hiver. « Stop aux tergiversations ! », écrivent Vincent Rolland et Nicolas Rubin, coprésidents de l’organe territorial de promotion touristique, dans une lettre ouverte au gouvernement.

Les dernières déclarations du ministre de la Santé Olivier Véran mardi « nous ont laissés une fois de plus dans une incertitude totale, sans aucune visibilité pour janvier, impactant de fait les potentielles réservations de février », soulignent-ils.

« Sacrifiés pour les vacances de Noël, nous refusons de l’être pour celles de février »

« Ce n’est plus tenable pour les 112 stations de Savoie et Haute-Savoie qui représentent deux tiers du ski français et l’ensemble des socio-professionnels et salariés ainsi que toute la chaîne économique qui en dépend », ajoutent les co-présidents.

« Sacrifiés pour les vacances de Noël, nous refusons de l’être pour celles de février », préviennent-ils, ajoutant « c’est devant un défaut d’équité avéré et une absence de logique que la montagne perd confiance dans le gouvernement ».

Une réouverture le 7 janvier ?

La date du 7 janvier avait été avancée pour la réouverture des remontées mécaniques à l’issue d’une visioconférence le 11 décembre entre gouvernement et élus et acteurs de la montagne. Mais elle pourrait s’éloigner face à une augmentation de la circulation du virus.

Les stations ont élaboré des protocoles adaptés à la situation sanitaire et elles « ont perdu jusqu’à 85 % de leur fréquentation et sont avec les hôtels, les cafés et les restaurants les principaux sacrifiés de la crise sanitaire », estiment ces acteurs de la montagne.