Coronavirus : « Aucun effet indésirable grave » depuis le lancement de la campagne de vaccination en France

EPIDEMIE L’Agence nationale de sécurité du médicament a fait un premier point de situation, ce jeudi, sur les quatre premiers jours de vaccination dans l’Hexagone

20 Minutes avec AFP

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Vaccination à l'Ehpad des Magnolias, à Loos (Nord), lundi 28 décembre 2020.
Vaccination à l'Ehpad des Magnolias, à Loos (Nord), lundi 28 décembre 2020. — AFP

Rien à signaler, ou presque. « Aucun effet indésirable grave » ou « inattendu » du vaccin contre le Covid-19 n’a été observé en France après les quatre premiers jours de vaccination, a indiqué ce jeudi l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Seules « des douleurs » à l’endroit où on fait l’injection et « de la fatigue » ont été signalées par certaines structures pour personnes âgées où la vaccination a déjà eu lieu, a précisé l’agence dans son premier point de situation sur la surveillance du vaccin.

« Ces effets indésirables non graves sont mentionnés dans la notice » du vaccin, a-t-elle rappelé. Entre le début de la campagne de vaccination, dimanche 27 décembre, et mercredi 30 décembre, environ 300 personnes en France ont reçu le vaccin des laboratoires Pfizer et BioNTech, le premier à être disponible en France et en Europe. Ce lent démarrage a suscité critiques et incompréhension dans la classe politique et chez certains médecins.

Une « surveillance renforcée » de la campagne

Selon la stratégie choisie par la France, la vaccination commence par les quelque 750.000 résidents des maisons de retraite ainsi que par les salariés à risques de ces établissements (les plus de 65 ans, ceux qui sont touchés par d’autres affections…). Les publics ciblés doivent ensuite être élargis par étapes, les plus jeunes et les moins fragiles passant en dernier.

Pour cette campagne de vaccination, un « dispositif de surveillance renforcée » a été mis en place par l’ANSM et les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), rappelle l’agence. « Les CRPV sont en contact régulier » avec les établissements pour seniors où a lieu la vaccination. « Ces échanges ont pour objectif d’accompagner ces établissements dans la surveillance des effets indésirables, notamment pour faciliter la remontée immédiate des effets indésirables graves et/ou inattendus qui pourraient survenir », poursuit l’ANSM.

« Cette surveillance renforcée se poursuit avec de nouveaux établissements qui débuteront les vaccinations à partir de la semaine prochaine. L’ANSM, en lien avec les CRPV, pourra communiquer à tout moment si un signal de sécurité est identifié », conclut-elle.