Coronavirus : Premières vaccinations dans un Ehpad d'Indre-et-Loire

EPIDEMIE Le gouvernement vise un million de vaccination d'ici fin février

J.-L.D. avec AFP
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Une piqûre et ça repart
Une piqûre et ça repart — Philippe DESMAZES / POOL / AFP

Les dix premiers résidents d’un Ehpad ont été vaccinées ce lundi à Joué-les-Tours, en Indre-et-Loire, où se poursuit la campagne de vaccination​ démarrée dimanche en Francecontre le coronavirus. Jacques Collineau, 75 ans et résident à l’Ehpad Debrou, a été le premier vacciné, en présence notamment de représentants du CHU de Tours, de l’ARS et d’une vingtaine de journalistes.

« D’être le premier, je m’en moque, mais d’être vacciné est essentiel pour moi. Je me suis aussi fait vacciner contre la grippe. On ne fait pas des vaccins pour tuer les gens mais au contraire pour essayer de les sauver. Mon épouse, qui vit chez elle, est plus réticente mais j’essaierai de la convaincre », a déclaré Jacques Collineau.

Un symbole d’espoir

« Dix résidents de l’Ehpad ont été vaccinés aujourd’hui » a précisé Abdelkabire Essalhi, directeur de l’Ehpad, pour qui « ce vaccin est symbole d’espoir » dans cette résidence qui peut recevoir 240 personnes « durement touchée par le Covid-19 » et où 34 résidents ont été contaminés et dix personnes sont décédées.

Selon Richard Dalmasso, directeur général adjoint du CHU de Tours, dès samedi le CHU de Tours a été l’un des quatre premiers établissements hospitaliers en France à récevoir de Belgique le nouveau vaccin des laboratoires Pfizer-BioNTech, une « livraison de 9.756 doses » entreposées à -80°C dans un congélateur.

Douze Ehpad de plus dès la première semaine de janvier

Myriam Sally Scanzi, déléguée pour l’Indre-et-Loire de l’ARS, précise que le consentement du patient « se fait à partir d’une pré-consultation pour connaître (ses) antécédents, son état de santé du moment, et savoir s’il n’y a pas d’incompatibilité avec le vaccin ». En région Centre-Val de Loire, la campagne de vaccination se poursuivra dans les Ehpad des centres hospitaliers d’Indre-et-Loire, de l’Ermitage, à Tours, puis Luynes et Loches.

Douze Ehpad des autres départements de la région participeront à cette campagne à partir de la première semaine de janvier et tous les établissements de la région (312 Ehpad et 23 USLD en Centre-Val de Loire, soit 33.915 résidents) seront progressivement alimentés en vaccins au cours de la première phase de la campagne, selon l’ARS. Au niveau national la campagne de vaccination entamée dimanche doit se déployer cette semaine dans une vingtaine d’établissements en région parisienne mais aussi lyonnaise et lilloise.

Le gouvernement s’est fixé, d’ici à la fin février, l’objectif d’un million de vaccinés parmi les plus âgés et les plus vulnérables, particuliers et soignants, dans les 7.000 Ehpad et établissements assimilés.