Coronavirus : Pour la CPME, il ne faut surtout « pas banaliser le confinement »

CRISE La Confédération des petites et moyennes entreprises estime que le confinement doit seulement « être la dernière extrémité pour mettre fin à une situation incontrôlable »

20 Minutes avec AFP

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François Asselin, président de la CPME, à Paris dans la cour de Matignon le 26 octobre 2020.
François Asselin, président de la CPME, à Paris dans la cour de Matignon le 26 octobre 2020. — Jacques Witt/SIPA

Les conséquences économiques d’un nouveau confinement font peur aux entreprises Pour la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), cette mesure sanitaire doit d’ailleurs « être la dernière extrémité pour mettre fin à une situation incontrôlable, et non une simple hypothèse parmi d’autres ». Dimanche, dans un communiqué, l’organisation appelle donc à « ne pas banaliser le confinement » alors que l’instauration de nouvelles mesures de restrictions n’est pas exclue en cas d’aggravation sanitaire après les fêtes de fin d’année.

De nombreuses entreprises « sous perfusion »

« Un grand nombre d’entreprises vivent actuellement sous perfusion. Leur taux d’endettement a explosé et cela ne sera pas sans effet, qu’on le veuille ou non », prévient la CPME. Le spectre d’un nouveau confinement est pour autant bien présent. A l’occasion du lancement de la campagne de vaccination en France, le ministre de la Santé Olivier Véran a ainsi affirmé au Journal du Dimanche ne pas exclure « des mesures qui pourraient être nécessaires pour protéger des populations » si la situation épidémique « devait s’aggraver ».

L’organisation patronale se demande donc comment rebondir avec les restrictions. Elle fait valoir qu’une « croissance forte peut être la solution pour éviter de nouveaux prélèvements » mais que « cela ne se fera pas avec une "économie en stop and go" qui favorise davantage l’épargne de précaution que l’investissement ».