Disneyland Paris : La CGT se retire des négociations sur mille départs volontaires

CHAISE VIDE Quatre autres syndicats (CFDT, CFTC, Unsa et CFE-CGC) restent autour de la table

20 Minutes avec AFP

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Disneyland Paris, le 27 août 2020.
Disneyland Paris, le 27 août 2020. — Xavier Francolon/SIPA

Les discussions entamées fin novembre sur le départ volontaire d’environ 1.000 salariés de Disneyland Paris dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective (RCC) sont très difficiles. La CGT du parc d’attractions a en effet annoncé mercredi avoir claqué la porte de négociations. La direction d’Eurodisney n’a pour sa part pas souhaité faire de commentaire.

Les discussions continuent

Même si la CGT joue la politique de la chaise vide, les négociations vont toutefois se poursuivre. Quatre autres syndicats (CFDT, CFTC, Unsa et CFE-CGC) sont toujours autour de la table pour parler d’une « réorganisation qui date d’avant le coronavirus », selon Djamila Ouaz, déléguée CFDT.

« Sont considérés comme prioritaires les salariés concernés par la refonte de l’offre spectacle mais les salariés opérationnels, techniques et administratifs pourront également rentrer dans le dispositif », explique dans un communiqué la CGT, 2e syndicat derrière la CFDT. « Certains craignent que la direction cherche à faire partir, sous le prétexte du volontariat, les salariés âgés et anciens », affirme le syndicat. Pour la CGT, la direction souhaite surtout « se séparer de salariés en CDI pour les remplacer par des intermittents », ce qui est « inacceptable ».

Un retour à la normale pas avant 2022

Après avoir été fermé du 13 mars au 15 juillet, le parc d’attractions, qui emploie 17.000 personnes, est à nouveau fermé depuis le 30 octobre. Il ne devrait pas rouvrir avant le 13 février au plus tôt. La direction n’envisage pas de retour de l’activité à la normale (équivalente à 2019) avant 2022, selon une source syndicale.

Au niveau mondial, le groupe Disney prévoit de supprimer 32.000 emplois dans ses activités liées aux parcs d’attractions d’ici à la fin du premier semestre 2021, dont 28.000 aux Etats-Unis, en raison de l’impact de l’épidémie de Covid-19.