Discriminations : La consultation citoyenne promise par Macron sera lancée en janvier

LIBERER LA PAROLE Cette grande consultation nationale, qui avait été annoncée par Emmanuel Macron, doit permettre de dresser un état des lieux des discriminations en France

20 Minutes avec AFP

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Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, le 25 septembre 2020.
Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, le 25 septembre 2020. — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

Une grande consultation nationale sur les discriminations va être lancée en janvier, a indiqué ce mardi la ministre Elisabeth Moreno. Elle doit permettre à tous les Français de s’exprimer sur le sujet, a-t-elle précisé.

Cette consultation en ligne sera lancée « courant janvier », a précisé à l’AFP l’entourage de la ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances. « L’idée de cette convention citoyenne que nous allons lancer est de permettre à tous les Français, ceux qui sont discriminés mais également ceux qui ne le sont pas, de pouvoir parler de ce sujet de la discrimination », a expliqué Elisabeth Moreno sur Europe 1.

Dresser un état des lieux

En parlant de « convention citoyenne », la ministre « faisait référence à la consultation citoyenne en ligne annoncée par le président de la République lors de son interview à Brut », a-t-on précisé au cabinet d’Elisabeth Moreno.

Emmanuel Macron avait promis début décembre le lancement d’une plateforme nationale de signalement des discriminations, gérée par l’Etat, le Défenseur des droits et des associations. « Aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (…). On est identifié comme un facteur de problème et c’est insoutenable », avait-il regretté.

La consultation en ligne sur les discriminations permettra aux Français d’apporter au gouvernement « un autre regard et d’autres idées sur la manière dont nous pouvons nous en saisir », a précisé sur Europe 1 Elisabeth Moreno, ajoutant que « la question des discriminations concerne toutes les personnes de notre pays ». « Nous connaissons les discriminations dans notre pays mais nous ne les connaissons peut-être pas toutes », a-t-elle encore fait valoir.