Coronavirus en Gironde : Un ouvrier saisit la justice après son licenciement pour non-port du masque

JUSTICE Son employeur parle « d’insubordination » et assume sa décision

C.C.

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Illustration: Un ouvrier en bâtiment.
Illustration: Un ouvrier en bâtiment. — PAUL J. RICHARDS / AFP

C’est une décision qui pourrait faire jurisprudence. Un ouvrier plaquiste a décidé de saisir les prud’hommes après avoir été licencié de son entreprise fin octobre pour non-port du masque sur un chantier en Gironde, rapporte Sud Ouest. Son employeur, la société TPSL de Mios, affirme que son ex-salarié a retiré son masque après une première remontrance.

« Depuis le matin, j’étais seul dans un couloir (d’une école) où je réparais un joint de dilatation. Le masque, je le mets quand je prends le bus ou le tram. Mais au travail, je l’enlève s’il n’y a personne à côté de moi », explique de son côté Mohamed Bellarbia en CDI dans cette société girondine depuis plusieurs années. Depuis le 1er septembre, le port du masque est obligatoire en entreprise.

Son avocat dénonce une sanction complètement disproportionnée alors que les autres salariés présents sur le chantier ont reçu un avertissement ce jour-là. Cet employé ajoute également que le protocole sanitaire n’était pas totalement respecté puisqu’il n’y avait « ni savon, ni gel hydroalcoolique » à disposition. L’entreprise qui intervenait en tant que sous-traitant affirme que cela n’était pas de son ressort.