Arles : Un détenu purgeant une longue peine s’évade pendant ses deux heures de permission

RECHERCHES Un détenu, purgeant une longue peine à la prison d’Arles après une succession de condamnations pour des délits correctionnels, a profité de sa permission pour fausser compagnie aux deux agents qui l’accompagnaient

F.H. avec AFP

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Un oeilleton en prison. (Illustration)
Un oeilleton en prison. (Illustration) — M.LIBERT/20 MINUTES

Deux heures dehors en compagnie de deux surveillants. C’est lors de cette permission de sortie qu’un détenu purgeant une longue peine à la suite d’une succession de condamnations pour des délits correctionnels s'est évadé, jeudi. « Il est recherché et une information judiciaire a été ouverte », indique une source judiciaire.

Ce détenu était à la prison​ d' Arles (Bouches-du-Rhône), qui abrite des condamnés à de longues peines ou présentant des risques, après une succession de condamnations pour des délits correctionnels. Selon La Provence, l'homme devait être incarcéré jusqu'en 2029. Il avait bénéficié d’une permission de sortie de deux heures par le juge d’application des peines pour aller refaire ses papiers d'identité. Il aurait sauté sur une moto alors qu'il devait faire des photos d'identité dans une galerie marchande, rapporte le quotidien régional. 

Connu pour un « comportement problématique en détention »

« Le Syndicat pénitentiaire des surveillant(e)s [SPS] n’arrive toujours pas à comprendre comment un détenu incarcéré depuis plus de dix ans et dont le reliquat de peine est supérieur à huit ans soit juste accompagné de deux » conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) lors d’une permission, a indiqué cette organisation syndicale dans un communiqué.

L’homme était connu pour un « comportement problématique en détention », a souligné le délégué national adjoint du SPS, Cyril Huet-Lambing. « Il aurait dû être accompagné de surveillants dont c’est le métier d’assurer la sécurité et la surveillance », a regretté le représentant du syndicat. Le SPS a demandé à ce que « toute la lumière soit faite sur la gestion » de ce dossier par l’administration pénitentiaire.

La maison centrale d’Arles qui a ouvert en 1991 dispose de 161 places.