Rennes : Gérald Darmanin réclame « des sanctions » après l’action des policiers sous les fenêtres de la maire

POLICE Une trentaine de fonctionnaires ont manifesté sirènes hurlantes sous les fenêtres de Nathalie Appéré jeudi soir

J.G. avec AFP

— 

Illustration d'une voiture de police de nuit, avec son gyrophare ici à Rennes.
Illustration d'une voiture de police de nuit, avec son gyrophare ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

En pleine préparation du Beauvau de la sécurité, l’affaire fait polémique. Jeudi soir, une trentaine de policiers ont manifesté sirènes hurlantes sous les fenêtres du domicile de la maire de Rennes dans le quartier Sud-Gare. Une action fermement condamnée par Nathalie Appéré qui a dénoncé ce vendredi dans un courrier des « méthodes d’intimidation (…) pas admissibles dans une démocratie ». « La police nationale et ses agents sont une force au service de l’ordre républicain, souligne-t-elle. Les comportements que j’ai observés hier soir n’en sont pas dignes ».

Après le tollé suscité par cette action des policiers, tant sur les réseaux sociaux que dans la classe politique locale, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin « a demandé un rapport au directeur général de la Police Nationale et que des sanctions soient prises », a indiqué son entourage à l’AFP.

Le syndicat Alliance nie être à l’origine de l’action

Dans sa lettre adressée au syndicat Alliance Police Nationale, qu’elle accuse d’être à l’origine de l’action, Nathalie Appéré rappelle que « les revendications visant à améliorer les conditions de travail, obtenir des augmentations de salaire ou des avantages sociaux doivent s’exprimer en direction de l’employeur ». « Le vôtre est le ministère de l’Intérieur », indique-t-elle, s’adressant à Frédéric Gallet, secrétaire départemental du syndicat policier.

Interrogé par l’AFP, ce dernier a déclaré ne pas être au courant de cette action. « Alliance n’a rien à voir avec ce qu’il s’est passé. Je n’étais pas présent. Madame Appéré se trompe de cible », a-t-il indiqué.