Le « Beauvau de la sécurité » durera quatre mois, en format « grand débat », précise Darmanin

POLICE La tenue de cet événement censé améliorer les conditions d’exercice des policiers avait été annoncée le 8 décembre par Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP

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Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse au sein de son ministère, le 15 décembre 2020.
Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse au sein de son ministère, le 15 décembre 2020. — Stephane le Tellec-POOL/SIPA

Gérald Darmanin a annoncé ce vendredi que le « Beauvau de la sécurité », annoncé par Emmanuel Macron, sera lancé fin janvier jusqu’au mois de mai. Le ministre de l’Intérieur, qui reçoit ce vendredi les syndicats de police, a ajouté qu’il prendrait la forme d’un « grand débat ».

« On nous a dit qu’il y aura des réunions à Beauvau tous les 15 jours autour des "sept péchés capitaux" », les propositions de réformes de la police avancées par Gérald Darmanin, a expliqué Grégory Joron, dont le syndicat Unité-SGP-FO avait réclamé cette nouvelle grande concertation sur la police.

Rencontres avec les policiers

« L’objectif est d’aboutir à une Lopsi [loi d’orientation et de programmationion] », pour 2022, a ajouté Grégory Joron au sortir d’une réunion avec le ministre ce vendredi. Le président Macron avait annoncé le 8 décembre, en pleine polémique sur les violences policières, la tenue de ce « Beauvau de la sécurité », afin d'« améliorer les conditions d’exercice » des forces de l’ordre et « consolider » leurs liens avec les Français.

Aux réunions syndicales sur les aspects techniques, s’ajoutera un « grand débat » décentralisé, avec des visites sur le terrain, notamment dans des commissariats. La méthode de travail doit être précisée dans un courrier envoyé lundi aux organisations syndicales, a précisé le ministère.

Création d’un observatoire

« Nous attendons ce courrier pour voir si nous y participerons », a dit Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance, majoritaire chez les gardiens de la paix. Alliance et l’UNSA avaient annoncé mardi qu’ils ne se rendraient pas au « Beauvau de la sécurité », réclamant des « mesures concrètes » au préalable.

Ce vendredi, Alliance s’est félicité d’avoir eu la confirmation de la création d’un « Observatoire des réponses pénales » aux atteintes contre les forces de l’ordre. Il sera mis en place le 1er juillet 2021, a précisé le ministère. « L’analyse des résultats permettra au gouvernement d’ajuster le cas échéant la réponse pénale », a-t-il ajouté.

Le ministre a aussi détaillé aux syndicats la prise en charge de la complémentaire santé et la gratuité des transports à partir de janvier 2022 « pour les trajets domicile-travail des agents de police actifs en capacité d’intervention ».